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the JA's begins
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Jean-Aymard de Toussecy
Chevalier de l'Insolite
Chevalier de l'Insolite

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MessagePosté le: Lun 27 Oct - 15:09 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

Je vais me faire un plaisir de vous narrer mes premiers pas dans l'Organisation dans ce sujet. Pour cela certaines consigne de sécurité sont à suivre:
1: consultez ce lien pour une bonne compréhension initiale: http://strom-la-serie.leforum.tv/t5230-Pr-sentation-d-un-apprenti.htm
2: la parution sera aléatoire mais j'essaierais d'être régulier
3: si vous voulez me donner des points, n'hésitez pas, ça m'encouragera pour la suite (mouhahaha).
4: si vous avez des questions posez les sur le sujet comme ça, ça me forcera à répondre et je gagnerais des points (mouhahaha)
5: si vous voulez que votre perso apparaisse dans le récit, dites moi tout et j'essayerais de vous satisfaire.





Un mois ! Ca faisait déjà un mois que j’avais intégré la Confrérie des Chevalier de l’Insolite, dans les circonstances que l’on sait, après une mystérieuse visite des toilettes de la statue de la Liberté… Pour ma part, je ne m’étais toujours pas habitué à ce brusque tournant de ma vie et étais encore sous le choc de ce que l’on m’avait fait découvert le jour de mon intronisation comme apprenti. Je profitais du petit moment qu’il restait à mon métro pour arriver à la station « Palais royal, musée du Louvre », pour me remémorer cette curieuse journée.
Mon parrain d’office, Zakoneill, que j’avais rencontré au Louvre près de la fameuse statue de Milon de Crotone, me fit tout d’abord passer par le fameux ascenseur secret de la Chancellerie, qui conduisait dans le mystérieux sous-sol du Louvre. Puis sans autre forme de procès m’emmena directement dans le bureau du chancelier Numéro 7. Alors qu’il me traînait à travers un dédale de couloirs (je n’ai jamais su me repérer à l’intérieur d’un bâtiment), je regardais avec des yeux ronds des hommes et des femmes de tous genres et de tous âges qui s’occupait tous avec des activités diverses liées à cette chose mystérieuse qu’est le Strom. Je vis des objets qui lévitaient en l’air, des personnes dans des bureaux qui téléphonaient en regardant des sortes de cartes hologrammes et plein de choses de ce genre. Un moment il me sembla même voir une sorte de petite créature étrange qui trottinait derrière une fille plus jeune que moi mais je crus avoir mal vu.
Au bout d’un moment, nous arrivâmes devant une  porte de bois noir sur laquelle on pouvait lire en lettre d’or :
                BUREAU DE NUMERO 7
NE PAS DERANGER SANS AUTORISATION, OU SANS RAISON VALABLE
SI VOUS AVEZ UNE AUTORISATION OU UNE RAISON VALABLE, MERCI DE FRAPPER A LA PORTE
SI VOUS AVEZ FRAPPE A LA PORTE, ALORS BIENVENUE
 
 Zakoneill se tourna vers moi.


«- Bon, l’homme qui est là-dedans s’appelle Numéro 7,me dit-il comme si je n'avait pas vu les énormes lettres dorées sur fond noir, c’est en quelque sorte le directeur de cette chancellerie. Tu peux lui poser toute les questions que tu veux, il est très sympa tu verras.
 -          Ouais super, répondis-je sans conviction. »
Je m’imaginais déjà le directeur hyper sévère et qui te gueule dessus lorsque ta tête ne lui revient pas. En bref, j’étais mal à l’aise. Zakoneill frappa quelques petits coups sur la porte d’ébène et aussitôt une voix répondit.


« - Entrez !
-          Je dois te laisser là, me glissa Zakoneill, je travaille actuellement sur une mission très importante et malheureusement, le devoir avant tout n’est-ce pas ? Mais ne t’inquiètes pas, tu survivras, me glissa-t-il avec un clin d’œil avant de tourner les talons et de disparaître dans le coude d’un couloir »


"Tu survivras"? J'espérais qu'il plaisantait. Bon ben qu’en faut y aller faut y aller ! Sur ces pensées d’encouragement, je respirais un grand coup, j’ouvris la porte du bureau et entrait dans le bureau de Numéro 7.

Je fus surpris par le désordre qui régnait dans cette salle. De la même taille environ que le bureau du directeur de mon collège (que j’ai déjà visité de bien trop nombreuse fois), il tranchait radicalement avec le soin pointilleux du directeur. Accrochés au mur sur des panneaux de lièges, une foule de carte allant du parchemin à la carte de métro, étaient reliées dans tous les sens par des fils de laines multicolore qui se croisaient et se recroisaient. Une pile de livres de tous les genres s’entassais dans une bibliothèque qui occupait le mur du fond, ou à même le sol. Sur le bureau, un ordinateur, une tablette tactile de marque inconnue, au moins trois téléphone fixe et un portable. Recouvrait tout ce désordre, une épaisse couche de paperasse. Sur le mur de droite ronflait un feu dans une cheminée près de laquelle un porte manteau supportait une grande cape pourpre et une sorte d’épée d’apparat.
Assis derrière le bureau, un homme me fit signe en souriant de m’asseoir devant lui sur une des rares chaises vides de la pièce. Plutôt agréablement surpris par la physionomie de cet individu qui devait être le fameux Numéro 7, je me l’observais rapidement. La cinquantaine, assez mince, un visage aimable et souriant, les yeux bleus et malicieux. Ses cheveux blancs, plutôt long et dégarni sur le devant, étaient coiffés vers l’arrière ce qui lui donnait un air sérieux mais également plus abordable. Il était habillé simplement d’un col roulé noir et d’un jean. Il ressemblait un peu à un grand-père jovial qui aurait perdu ses rides et sa barbe, mais qui aurait gardé ses cheveux blanc pour garder son autorité de patriarche.


                « Bonjour, m’avait-il dit, tu es Jean-Aymard c’est ça ? Je peux t’appeler JA ? Bien. Tu dois te poser sans doute quelques questions sur ta présence ici et sur ce que nous sommes ? Vas-y, je t’écoute. »
 
Ca a au moins le mérite d’être ce qu’on appelle une introduction clair, rapide et directe. Je commençais donc à lui poser des questions.


                « - Oui euh, monsieur euh…  
-          Appelle-moi Numéro 7.
-          D’accord, tout d’abord je voudrais savoir ce qu’est ce Strom dont vous parlez tout le temps…
 
Enfin bref, mon entretien avec Numéro 7 dura deux bonnes heures et je pus ainsi comprendre une petite partie du monde du Strom.
A la fin de l’entretien, Numéro 7 se leva.
                « - Sache que tu es libre de partir de cette Confrérie à tout instant, auquel cas nous effaceront tout tes souvenirs, comme tu as pu en avoir un aperçu lors de ta petite aventure à New York. De plus tout manquement à la règle des trois S dont je t’ai parlé entrainera un effacement définitif. Avant que tu ne rejoignes ta classe, je te remets ces trois objets. »
Numéro 7 se pencha sur un tiroir, farfouilla un peu dedans et me tendis deux petits livres et une espèce de portable.
                « -Ta professeur t’expliqueras comment marche ce matériel. Sache que tu viens officiellement d’entrer dans la Confrérie des Chevalier de l’Insolite et que ton existence est désormais lié à la sauvegarde des mondes visibles et invisibles. Dernières questions ?
                -En fait oui, un peu impressionné par les précédentes paroles de Numéro 7, je mis un petit temps avant de formuler ma question. Qu’est-ce qui m’empêche de dire discrètement à tout le monde qu’il existe une société secrète sous le Louvre et de leur montrer les pouvoirs que vous avez dit que je possédais (j’avais un peu de mal à concevoir que j’avais en moi une force aussi puissante que le Strom) ?
                - C’est une excellente question me répondit Numéro 7, durant toute la durée de ton apprentissage, jusqu’à ta première médaille de page, il te sera attribué un mouchard qui nous communiqueras tes manquements à la règle des trois S.
                - Un mouchard, m’étonnais-je ? Vous voulez dire une sorte de micro ou de caméra ? »
Pour toute réponse, Numéro 7 prit un des petits livres et le plaça devant moi.
                « TRANSMUTATION !»
 Alors sous mes yeux le petit livre se transforma en ce que j’apprendrais plus tard être un komolk. Je m’attendais tellement peu à cette transformation que je reculais brutalement en arrière dans un sursaut impressionnant tandis que ma chaise tombait par terre avec fracas. Numéro 7 et le petit komolk éclatèrent aussitôt de rire tandis que je redressais la chaise, un peu vexé par ma réaction.
                « Je te présente ton mouchard, me dit Numéro 7. Il s’appelle Startrek, c’est un komolk de l’ordre des élémentaux. Il a la capacité de se transformer en presque n’importe quel objet dans la limite du raisonnable.
                -Bonjourrr sieurrr Jean-Aymarrrd, s’exclama la petite créature en agitant la patte !
                - C’est trop,… c’est trop bizarre, bafouillais-je en avançant prudemment la main vers la tête du komolk. »
 
Je me mis à gratouiller le crâne de la petite créature qui se mit à glousser et à me lécher la main avec sa langue râpeuse comme du papier de verre.


                « Bon, me dit Numéro 7 en riant, il est temps pour nous de nous dire au revoir, le stromillon délégué de ta promotion va te mener à ta salle de classe. En attendant n’oublie pas ceci. »
Il me tandis le portable et l’espèce de manuel scolaire. Entre temps, Startrek le komolk prit la forme d’un bracelet brésilien que j’accrochai à mon poignet. Je mis les fournitures de Numéro 7 dans mon sac bandoulière que j’emporte toujours avec moi. Enfin, Numéro 7 me tandis la main et avec un immense sourire me dit :
 
« L’aventure commence pour toi JA, bienvenu dans le monde du Strom ! »
   



Je fus brusquement tiré de mes pensées par une voix monocorde qui annonçait l’arrivée de ma station. Je me levais saisit mon sac bandoulière et sifflait Sven, mon chien. Je ne savais toujours pas si les chiens étaient autorisés dans les rames de métro, mais l’avantage d’avoir un grand Danois de 90cm au garrot et de 60kg, c’est que les contrôleurs ont rarement envie de vous embêter. De toute façon, Sven est très bien dressé et est en général plutôt calme, sauf quand il joue au rodéo avec Startrek, ou que c’est le jour du bain.
Une fois devant le palais du Louvre je me tournais vers mon chien.
« Allez va jouer Sven, je reviens bientôt.»
Sven aboya et parti aussitôt à toutes pattes. Super bien dressé je vous dis. Il allait sans doute se balader dans un quelconque square, ou quêter de la nourriture à son pote Luigi, cuisinier d’un petit italien dans le 6e arrondissement. Je rentrais donc dans le Louvre grâce à ma carte abonnement payé par l’Organisation et me plaçait devant le mur truqué de la commanderie
« Perceval, m’écriais-je après m’être assuré que personne ne traînait dans les couloirs ! »
Aussitôt la porte de l’ascenseur s’ouvrit et je m’y engouffrais aussitôt. Une fois dans ma classe, salle Antoine de Saint-Exupéry, réservé à ceux qui comme moi avaient découvert le Strom quelques années après l’âge habituel. Ces derniers avaient généralement un Strom plus mûr et plus développé que les apprentis de 12 ans et recevait donc une formation spéciale. On gardait cependant les mêmes profs que les autres. Pour l’instant on était 6 « retardataires », comme nous appelaient tout le monde, âgés de 14 à 18 ans environ. Comme à mon habitude, je m’asseyais au fond de la classe. Non que je ne sois particulièrement asocial, mais on était tous un peu mal à l’aise d’être ensemble, avec une différence d’âge plutôt importante pour certains, et le sentiment d’être arrivé en retard dans l’Organisation.
Constance Quemeneur, notre prof de sciences, entra dans la classe à l’heure pile du début des cours. Elle était accompagnée d’une fille, blonde, plutôt mignonne, qui avait l’air un peu perdue.
« Bonjour tout le monde, fit le professeur Quemeneur ! Ravi de voir que vous êtes tous à l’heure. Je vous présente Anastasia Blancport, elle a 14 ans et elle a été repéré par l’Organisation hier, je compte sur vous pour lui faire bon accueil. »
Comme de par hasard, la seule place de libre dans la classe était à côté de moi, la nommée Anastasia vint donc s’asseoir à côté de moi. Le cours de télékinésie se déroula sans évènements notoires. Il fallait faire des passes mentales aux autres élèves avec un ballon de basket. La nouvelle ne participait évidemment pas pour son premier cours nous regardait avec des yeux ronds. Comparé avec ce que j’avais déjà vu faire par les séides aguerris, notre pauvre exploit était carrément risible surtout que l’on n’y arrivait pas tous. En fait je dois reconnaître que je me débrouillais assez bien par rapport aux autres et que je n’étais supplanté que par Paul, arrivé deux jours après moi mais âgé de 18 ans et maîtrisant déjà presque parfaitement la télékinésie.
A la fin du cours, alors que je rangeais mes affaires et que les autres élèves sortaient de la classe, madame Quemeneur m’appela
                « - Jean tu peux venir s’il te plait ? Anastasia approche aussi. Jean tu veux bien être le binôme d’Anastasia pour aujourd’hui ? J’ai beaucoup de travail et je ne peux pas lui faire visiter la Commanderie aujourd’hui. 
-          Euh je ne sais pas si je…
-          Merci beaucoup, me coupa le professeur avec un grand sourire ! Puis de m’ajouter mentalement : Je sais que ça ne t’amuses pas mais S comme service ! »
C’est pas que ça ne m’amusais pas mais que, bon en fait la fille était plutôt jolie et que j’étais d’une timidité maladive. Malheureusement je n’avais pas le choix. Je soupirais donc
« - Oui madame.
-          Merci. Je te donne ce papier qui te donnera accès à certaine salle normalement interdite aux apprentis seuls, je vous donne même le droit de passer par la cafétéria pour allez boire quelque chose. Tu passeras tout d’abord par le poste de sécurité de la Commanderie où tu donneras à l’oncle d’Anastasia les papiers qui confirme qu’elle est apte à intégrer l’Organisation. »
 
Une fois dans les couloirs de la Chancellerie, Anastasia se tourna vers moi.
« - C’est gentil à toi de m’accompagner, Jean Aymard c’est ça ? Je peux t’appeler Jean ? J’ai un peu de mal avec la prononciation»
En effet elle parlait avec un léger accent, slave peut être.
« - Euh oui c’est ça, tu peux m’appeler Jean si tu veux ou juste JA. Tu n’es pas française non ? Tu es russe ou quelque chose comme ça ? »
Elle me regarda droit dans les yeux, elle avait des yeux très bleus, bleus glacier. Sur le coup ça me coupa presque le souffle.
« - Russe oui. De Saint Petersburg. Mais à moitié seulement, mon père est français et vit en France. C’est lui qui m’a recueilli à Paris quand ma mère est morte il y a deux semaines et c’est le frère de ma mère, qui travaille ici, qui a découvert que j’avais le Strom. Tu peux m’appeler Ana si tu veux
-          Ah, d’accord, dis-je après un temps. Je n’en revenais pas elle venait de m’annoncer comme ça l’air de rien la mort de sa mère au milieu d’une phrase sans manifester la moindre émotion, je bafouillais : Euh désolé pour ta mère.
 
-          Ce n’est pas grave, elle était dans le coma depuis ma naissance, me répondit Ana, c’était sans doute mieux pour elle.
 
Effectivement vu comme ça, la pilule passait un tout petit peu mieux. Finalement nous arrivâmes devant la porte du poste de sécurité du Louvre, au niveau -1 de la Commanderie. J’étais un peu anxieux car la dernière fois que j’avais eu affaire à la sécurité d’une Chancellerie de l’Organisation, cela c’était  résumé à des sirènes stridentes, des toilettes-ascenseur et des visions d’armes à feu en tout genre braquées sur moi (Cf. ma présentation en RPG)… Muni des papiers que m’avait fourni le professeur Quemeneur, et un peu impressionné tout de même, j’entrouvris prudemment la porte.
                La salle était immense comme toutes les salles du sous-sol du Louvre et était composé d’une multitude de poste de travail, de stand de tir, d’ordinateurs en tout genre. Sur la droite on pouvait même voire une baie vitrée qui donnait sur une espèce de labyrinthe, comme on peut en voire sur les terrains de Laser Game. A travers la vitre on voyait des types baraqués en casques, gilets pare-balle et protections, qui progressaient en tirant sur des hologrammes. Je vis même un komolk avec un casque sur la tête massacrer des pauvres hologrammes avec un fusil plus gros que lui.
                Je donnais les autorisations à une femme en tailleur avec des lunettes et un chignon sévère, qui était assise à un guichet d’entrée. Ana lui demanda :
« - Il faut que je vois mon oncle pour lui donner mes papiers d’inscription, c’est aussi mon parrain. Il s’appelle Boris Fedorov, c’est le chef de la sécurité.
-          Vous trouverez Mr Fedorov au stand de tir, répondit simplement la femme en me rendant les autorisations. Vous avez droit à 10 minutes de présence dans le centre de sécurité. »
 
Boris Fedorov était en train d’astiquer une espèce d’impressionnant fusil à pompe. C’était l’homme le plus grand que j’avais jamais vu. Il avait les cheveux gris coupés en brosse, un visage taillé à la serpe et les yeux du même bleu glacial que sa nièce. Il était en outre d’une musculature formidable, accentué par son gilet pare- balle et ses rangers impeccablement cirées. Dès qu’elle le vit, Ana accourut vers lui et l’embrassa.
« - Dyadya Boris ! Ca y est ! Je fais partie de l’Organisation, j’ai tous les papiers.
-          Bravo, moya dorogaya (si Ana parlait avec un très léger accent, l’oncle Boris parlait carrément avec un accent à couper au couteau), je suis fière de toi ! »
 
Pendant ces effusions familiales, je ne pus m’empêcher de loucher vers l’énorme fusil à pompe de l’oncle Fedorov, un peu étonné que l’Organisation emploie des armes, même pour sa sécurité. Mr Fedorov dut lire dans mes pensées car il se tourna vers moi et m’expliqua avec son gros accent de cosaque.
« - Ne t’inquiètes pas, armes être non létales sur les humains. Seulement paralysie ou sédatif en utilisant force stromique. Seulement dangereuse pour créature supranaturelles comme démon si munitions à l’ADN de komolk être ajouté. »
Puis l’oncle Boris nous fit visiter le centre de sécurité en saluant ses collègues et nous en fournissant des anecdotes sur les diverses intervention de l’UIPCCI (Unité d’Intervention et de Protection de la Confrérie des Chevaliers de l’Insolite). Au bout du quart d’heure de visite, l’oncle Boris nous raccompagna à la porte.
« - Demande à ton père passer à ma jardinerie, il faut que je le salue ! »
Sérieux ? Il est vraiment jardinier dans la vraie vie ? Cela me paraissait aussi logique que d’imaginer Rambo faisant de la danse classique.
« - Ça te dit si on passe par la cafétéria ? Normalement on n’a pas le droit d’y aller en tant que page mais là Quemeneur nous a signé une permission alors autant en profiter.
-          Bonne idée, me répondit Ana avec un grand sourire, en plus c’est pile l’heure du goûter »
A ce moment-là, c’est idiot je sais, mais je senti mon cœur qui faisait comme des claquettes. C’est l’effet que ça me fait quand je croise une jolie fille, mais avec Ana, c’était la première fois que ça le faisait à ce point.
La cafétéria était bizarrement assez vide. Il n’y avait qu’une fille en tablier qui nettoyait les tables, Un séide que j’avais déjà vu et que tout le monde appelait l’Antimargilin, une femme qui ressemblait assez à madame Quemeneur, sa cousine peut être, qui écrivait sur des copies en buvant un café.
En nous voyant arriver, la fille qui nettoyait la table s’approcha de nous et nous demanda en souriant.
« - Qu’est-ce que vous prendrez ?
-          Eh bien pour moi ce sera un cappuccino et un cookie (c’est ce que je prends tout le temps au goûter)
-          D’accord, me répondit la fille en notant la commande. Puis elle leva les yeux vers Ana qui se trouvait derrière moi. Et pour toi qu’est-ce que tu… »
 
A partir de cet instant tout ce déroula très vite,  la petite serveuse s’arrêta net, ouvrit de grands yeux et en lâchant son carnet de commande elle hurla.
« - DERRIERE TOI ! »
Je me retournai brutalement et aperçu une vision qui me paralysa sur le coup. Une obscurité, pas une ombre non, une grande forme humaine d’un noir de nuit était dressée derrière Ana. Celle-ci se retourna, avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit, l’ombre fit un geste, un peu comme une claque qui passa au travers d’Ana comme un courant d’air, la seconde d’après, celle ci avait disparu.
L’ombre se tourna alors vers moi et une voie sépulcrale résonna dans ma tête
« - Rejoins-nous ! 
-          Attention messirrre ! »
 
 La voix de Startrek, mon komolk me fit sursauter et instinctivement je brandi la main. Startrek se transforma de l’état de bracelet brésilien en un bouclier rond. Au même moment, l’ombre esquissa le même geste qui avait fait disparaître Ana. Je fus projeté en arrière et ma tête heurta le coin d’une table de la cafétéria. J'entrevis juste comme dans un rêve les deux séides de tout à l’heure qui accouraient en criant, entendit vaguement une sirène se déclencher, puis le monde tourna et l’obscurité se fit.

                « Rejoins-nous !»
La voix résonne encore dans ma tête embrumée. Je viens de voire défilé dans mon esprit tous les évènements qui me sont arrivé depuis mon entrée dans l’Organisation. Je flotte dans une brume argenté et je ne vois rien autour de moi. L’ombre est là. Elle me guette. Sa patience et son habileté féline viendront bientôt à bout de mes nerfs. Elle me rappelle un autre félin, une autre époque, un autre endroit. La source de mes peurs les plus profondes. L’ombre connait ces peurs, elle veut les exploiter.
                « Rejoins-nous ! »
L’ombre est là dans mon dos, elle va bondir elle va m’emporter et je ne m’en rendrais même pas compte. Déjà je la sens qui bondit, son poids me plaque au sol face contre terre. Dans un effort surhumain, je parviens à tourner la tête vers elle. Je vois sa gueule à présent, tellement profonde, pleine de dents pointues. Son haleine sur mon visage me fait défaillir, j’entends sa voix de plus en plus insistante.
                « - Rejoins-nous ! Rejoins-nous ! Rejoi… 
-          Ca y est, il se rrréveille ! »
J’ouvre enfin les yeux et émerge péniblement dans la réalité. Bon sang ! Ma tête me fait un mal de chien. Peu à peu je prends conscience de la réalité qui m’entoure. Je suis allonger dans un lit et un komolk me regarde avec son gros œil rond en souriant. Puis il se jette sur moi et commence à me lécher la figure à gros coup de langue râpeuse.
                « - Sieurrr Jean Aymard est pas morrrt ! Ça me plait quand il est pas morrrt !
-          Hein ? Startrek ? Mais qu’est-ce que je fais là moi ? »
Mes souvenirs s’assemblent progressivement dans ma tête, et je me rappelle des évènements de la cafétéria.
« - Ana ! L’ombre ! Qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai reçu un coup et puis plus rien !
-          Calmez-vous jeune apprenti ! »
Je tourne la tête et entraperçois le personnage qui vient de m’adresser la parole. C’est un homme en blouse blanche qui ressemble trait pour trait au « doc » du film Retour vers le futur. Il me regarde avec un grand sourire, derrière ses lunettes carrées se devine un regard malicieux. J’ai presque l’impression qu’il se fiche de moi, alors que je viens de sortir des vapes après une agression surnaturelle !
« - Docteur Renaud, directeur de l’Hôpital de l’Organisation, me dit l’homme en me secouant vigoureusement la main pour me saluer. J’adore les apprentis ! Ils sont tellement imprudent, avec eux je ne risque pas d’être au chômage, haha ! Bon vous êtes resté inconscient pendant près de six heures, il est près de 22h. Vos parents vous croient chez un ami, vous rentrerez chez vous demain. En attendant Numéro7 vous attends dans la salle de réunion n° 305, au troisième sous-sol, vous pouvez marcher donc dépêcher vous d’y aller, votre komolk vous y conduira. Prenez tout de même une barre chocolatée, ça vous revigorera un petit peu. Très bien, donc au revoir et à bientôt, enfin je veux dire le plus tard possible à l’Hôpital, ah ah !»
Avant que je ne puisse prononcer un seul mot, je me retrouve à la porte de l’Hôpital avec Startrek qui me tire par une main vers l’ascenseur, et un kinder bueno dans l’autre. Finalement, j’arrive tout aussi vite dans la salle de réunion n°305 dans laquelle me pousse mon petit komolk.
Dans la salle se trouve un groupe de personne assis autour d’une table ronde, en train de parler tous en même temps. Dès que je rentre, le silence se fait. Numéro 7 est debout devant un tableau sur lequel sont écrits des choses et où sont aimantés des photos.
« - Entre Jean, nous t’attendions, me dit-il d’un air grave. »
Je m’avance et m’assoit rapidement à une chaise libre.
« - Bien, continue Numéro 7, je disais donc que l’instant est grave. A l’heure où nous parlons, 5 de nos 7 apprentis « retardataire ont disparu dans les circonstances que l’on connait.
-          Excusez-moi, balbutié-je en levant timidement la main, mais qu’est ce qui s’est passé ?
-          Après l’enlèvement de Ana auquel tu as assisté, cette… ombre, a essayé de t’enlever à ton tour, mais l’intervention de ton komolk et des séides sur place ton sauvé. L’ombre a disparu aussi vite qu’elle est apparue»
Justement, les deux séides sont assis à la table, je repère également la présence de Boris Fedorov, l’oncle d’Ana, ainsi que d’une jeune séide blonde et d’un garçon de ma classe du nom d’Alexandre Plossion.
« - A peine un quart d’heure après, reprend Numéro 7, on nous signale la disparition dans les même conditions de 4 des membres de votre classe de rattrapage en plein Paris. Une centaine de personne au moins ont dû être effacé ainsi que deux caméras de surveillance urbaine. Seul Alexandre Plossion, qui se trouvait au muséum d’Histoire supranaturelle quand l’alerte a été déclenché n’a pas été victime de l’agression. Mes amis, nous sommes ici réunis pour enquêter sur ces disparitions et pour protéger nos deux apprentis « retardataires » qui sont sans doute encore menacés.
Numéro 7 fit ensuite les présentations des membres présents. Je connaissais déjà l’oncle Boris, le parrain d’Ana et chef de la sécurité du Louvre. Je connaissais aussi Alexandre Plossion, un garçon de ma classe de 15 ans, avec des lunettes et des cheveux noirs. Surnommé Alex Plosion à cause de sa maladresse. Les deux séides qui avaient accourus pour m’aider se nommaient Clara Quemeneur et Antimargilin, personne ne connaissait le vrai nom de ce dernier. La première était une Alchimiste qui c’était portée volontaire pour l’enquête, choquée que l’on puisse impunément enlever des apprentis sous ses yeux au sein du Louvre. Le second, également volontaire, avait selon Numéro 7 des connaissances profondes en démonologie qui nous serait précieuses. Démonologie ? Ça craint, je le sens pas trop… La seconde jeune femme s’appelait Féline (je sursautais instinctivement en entendant son nom). Ça craint de plus en plus.
« - Les compétences, hum… « Spéciales » de Féline pourront nous aider, précisa Numéro7. Je tiens à ajouter que les komolks des apprentis enlevés ont été retrouvé inconscient sur les lieux des faits. Je ne veux pas m’hasarder, mais ce mode d’enlèvement ressemble beaucoup au mode opératoire de La Conjuration de la Révélation, que vous connaissez bien, lorsqu’ils cherchent à recruter de force des membres. Cependant, nous pensions cette Conjuration disparue depuis 1945. Sur ce, vous avez carte blanche pour retrouver ces cinq jeunes gens. Bonne chance et… que le Strom soit avec vous !

Après cette petite introduction, Numéro 7 tourne les talons et sort de la salle de réunion sans plus de discour. Une fois la porte refermé, le nommé Antimargilin se lève de son siège.
« - Bien, dit-il en soupirant, puisque maintenant tout est clair nous allons… 
-          Stop, le coupé-je (je n’ai aucun scrupule à couper la parole à qui que ce soit si je ne comprends pas quelque chose) ! Rien n’est clair du tout ! C’est quoi cette Conjuration de la Révélation dont parlait Numéro 7 ? Et pourquoi ils enlèvent les apprentis retardataires comme nous ? »
-          Excellente question, me répond Antimargilin visiblement quelque peu étonné par mon intervention brutale, c’est vrai que ce n’est pas à votre programme d’Histoire avec Mr Fleurette. Clara, en tant qu’Alchimiste, tu peux éclairer nos deux apprentis ? »
 
La jeune femme brune, aux lunettes strictes prend donc la parole.
« - Pour faire simple, lors de la 13e prophétie de Nostradamus, en 1706, un schisme était annoncé au sein même de notre Organisation. Un petit groupe de séides estimait en effet que le pouvoir du Strom devait être révélé à la face du monde afin que nous prenions le pouvoir. Evidemment, il y eu une protestation massive de la part de quasiment tous les séides qui se nommèrent eux même les « Loyalistes ». Les séides rebelles s’enfuirent avant que l’on ne puisse les effacer et formèrent la Conjuration de la Révélation, ainsi nommé en raison de leur volonté de dévoiler le Strom. Ils réussirent à enlever et abandonner sur une île déserte le chancelier anglais, leader des loyalistes. Anecdote : Ce chancelier se nommait Alexandre Selkirk, mieux connu sous le nom de Robinson Crusoé. Il s’en est ensuit une guerre civile finalement gagné par les loyalistes. La Conjuration ne fit que quelques brèves réapparitions, notamment au XIXe siècle pour enlever des apprentis dit « retardataire », pour les enrôler de gré ou de force. En effet, ce type d’apprenti possède un Strom généralement plus puissant que les apprentis normaux, mais ne sont pas aussi dangereux que des séides. Nous avons toujours pu anéantir leurs efforts jusque-là.
-          Eh bien voilà, intervient Féline, il suffit de faire comme la dernière fois et ce sera bon !
-          Pas vraiment, lui répond Antimargilin, tout d’abord on ne sait pas où ils sont, et en plus, Boris ? »
L’oncle d’Ana déclare alors avec son plus bel accent de cosaque
« - Système pour empêcher démos d’entrer dans la Commanderie avoir été saboté ! De plus caméra de surveillance de Paris être même type que celle inventé par jeune stromillon Arthur Bruno pendant 37e prophétie, être formelles. Conjuration qui avoir enlevé ma pauvre nièce être aidée par démon ! »
Un blanc se fait dans la salle. Au bout d’un moment, Antimargilin rompe le silence.
« - C’est pour ça que j’ai demandé à Anatole Carambole de faire toute les recherches nécessaire afin de trouver quel pourrait être ce démon et les moyens éventuels de le combattre. D’ailleurs il devrait avoir fini. Féline tu pourrais aller rapidement chercher ces recherches à la bibliothèque ?
-          Rapidement ? Ça roule ! »
 
Là-dessus elle se transforme en Léopard et file comme un flèche, sous le regard vaguement surprit d’Alexandre Plossion et complétement blazés des trois séides qui… EN LEOPARD ?! MAIS QU’EST-CE QUE… J’ai alors le réflexe sans doute le moins flegmatique de ma vie ;
« -RHAAAA, fais-je bruyamment en reculant vers le mur du fond et en faisant tomber ma chaise avec fracas. »
 
Alors que les autres me regardent tous avec de drôle de tête, je bafouille des excuses, ramasse ma chaise et me rassied lentement.
« - Excusez-moi, c’est juste que je… Enfin elle… En léopard… je… »
-          Moui, ne t’inquiètes pas, me rassure Clara, ça surprend beaucoup la première fois. En fait Féline peut se transformer en n’importe quel Félin, mais essayes de ne pas montrer que tu n’aimes pas ça, elle pourrait se fâcher.
-          Ah Ok (je sens une grosse chaleur me monter à la tête, mon cœur bat la chamade. J’essaie de refouler mes souvenirs au plus profond de mon esprit). Non, non, pas de problème. Tout va bien ! Ahah, vous rigolez ou quoi ? Pas de problème !»
 
Tu parles ! Etre félinophobe et devoir faire des missions avec quelqu’un qui se transforme en lion ! Après un dernier regard intrigué de la part des autres, la discussion reprend. Il est surtout question des systèmes de sécurité du Louvre et des hypothèses sur l’endroit où pourrait se trouver notre démon kidnappeur. Je commence à m’ennuyer ferme, je jette un coup d’œil à ma montre qui m’indique qu’il est plus de 23 heures. De son côté, l’autre apprenti, Alex, est en train d’envoyer des textos sur son portable. Il n’a pas encore intervenu lui, je me demande ce qu’il fait là, quand soudain la porte claque et Féline apparait (sous forme humaine heureusement) en ne tenant à la main qu’une seule pochette cartonnée rouge avec écrit en gros au marqueur noir : OMBRE DE NATURE DEMONIAQUE, SECRET DE NIVEAU 4, DOSSIER INCOMPLET.
« - C’est tout ce que Carambole a trouvé, dit-elle en jetant le dossier sur la table. En revanche il y a une bonne nouvelle (Féline s’assied à côté de moi, je ne peux pas m’empêcher de décaler prudemment ma chaise), on sait presque où sont les apprentis enlevés. L’une d’eux, Ilane Chêne, a réussi à garder son portable sur elle pendant au moins sept minutes, alors que les portables des autres ont été retrouvé à côté de leurs komolk. Le signal émis par le portable durant cette courte période provient des Yvelines, et plus précisément de la ville de Versailles…
-          Bien, dit Clara, il est tard maintenant. Je propose que l’on continue cette discussion demain. Quant à vous deux, Alexandre et JA, vous dormirez à l’Hôtellerie du Louvre pour des questions de sécurité. On « persuadera » vos parents que vous dormez chez des amis. »
 
Une fois dans ma chambre de l’Hôtellerie, je me rends compte que je suis très fatigué, en plus ma tête me fait encore mal. Après avoir donné une bande dessinée à manger à Startrek (C’est la pleine lune patrrron !), Je me jette sur mon lit et sombre immédiatement dans un sommeil où rodent ombres, félins et Ana…

Le lendemain, gare Montparnasse, 10h30. J’attends les autres. A l’origine, je ne devais pas venir mais j’ai quand même beaucoup insisté. Vous voulez que je combatte le dragon noir plus tard ? Ben faudra me faire commencer maintenant ! Après beaucoup d’hésitation, Numéro 7 a accepté que nous venions (Alexandre vient aussi), à condition que nous restions éloigné de la zone dangereuse et que nous soyons escortés par deux des hommes de Boris Fedorov. Sven, mon danois, m’a suivi jusque-là, et il a l’air bien parti pour m’accompagner jusqu’à Versailles. Ça ne me dérange pas, au contraire, j’aime bien avoir une présence (même animale), qui m’accompagne et qui ne fasse pas parti du monde du Strom.
En attendant, je me remémore le briefing de Carla sur la ville de Versailles. Quant Louis XIV décida d’établir sa cour là-bas, la confrérie qui était établie depuis toujours sous les résidences royales a suivi le mouvement. Sauf qu’à la Révolution, quand les révolutionnaires sont venus chercher le roi pour le ramener à Paris, la Confrérie a de nouveau déménagée et s’est réinstallée au Louvre. Le Chancelier de l’époque a donc condamné les issues de la Commanderie de Versailles définitivement. Pendant la prise des Tuileries en 1792, les archives de la Chancellerie ont été gravement endommagées. Ceci ajouté à l’effet du temps fit que depuis, plus personne ne sait comment on accédait à l’ancienne Chancellerie de Versailles. La théorie de Clara est qu’apparemment, la Conjuration des séides rebelles aurait retrouvé une de ces entrées et s’y serait installé avec l’aide d’un démon. Si ce qu’elle suppose est vrai, les sous-sols de la cité du roi Soleil serait aussi inoffensifs qu’une bombe H un soir de guerre froide…
Je suis tiré de mes pensées par un grognement de Sven. Je regarde autour de moi et je comprends mieux. Oh non… Ça va pas le faire…
C’est Féline qui s’approche, en louchant vers mon énorme chien.
« - Salut Jean. Dit moi, j’espère que cette… « Chose » ne t’accompagnes pas ?
-          C’est mon chien, il me suit partout et quand il a une idée, on peut pas la lui faire changer »
J’essaye de prendre une voix assuré mais en vrai, j’ai plus peur qu’autre chose. Sven commence à aboyer vers Féline. Cette dernière répond avec une espèce de feulement de tigre qui me dresse les cheveux sur la tête. Loin d’être impressionné, mon chien continue d’aboyer. Enfin chat à ma hauteur, cool ! Semble-t-il se dire.
« Couché Sven ! »
Après un dernier grognement pour avoir le dernier mot, le danois se calme et s’assoit prudemment à côté de moi. Pas de chance pour moi, Catwoman n’a pas l’air d’avoir apprécié tout ça.
« - Dit donc, si ma différence te cause un problème, faut pas te gêner surtout ! Vas-y ! Lâche ta bête sur moi ! Elle me crie dessus avec un regard noir. »
Je me souviens de la première recommandation que Clara m’avait faite avec un regard d’avertissement des plus éloquent : « Surtout, ne la met pas en colère ! ». Déjà, dans son regard qui me foudroie, je vois sa pupille en train de devenir verticale, comme un chat. Je respire un grand coup et je décide de lui raconter tout.
« Ok, calme toi, tiens tu vas lire dans mes pensées et tu vas tout comprendre. »


HS : Par souci de vérité, je vais envoyer un MP à Féline qui sera la seule à savoir pourquoi j’ai peur des félins, AHAHAH (je vois déjà dans vos regards que vous me détestez). Pour savoir, il vous faudra demander à Féline.
 
Quand Féline acheva de lire dans mon esprit, elle se tourna vers moi l’air gêner.
« Excuse-moi, je ne pouvais pas savoir, je croyais que tu me détestais à cause de ma différence. »
Ça me fait un drôle d’effet de voire une séide beaucoup plus âgé que moi, en train de s’excusez comme si elle avait fait une bêtise. Surtout que je me considère comme étant le seul fautif de l’affaire vis-à-vis d’elle.
« - Oh, non, je ne déteste pas les félins. Au contraire, je les considère comme des animaux morphologiquement impressionnant. En plus ce n’est probablement pas ta faute si… enfin voilà. C’est juste que… ben j’en ai peur. »
Curieusement, ça me fait du bien d’en avoir parlé. Ça n’a rien arrangé à ma phobie mais je me sens mieux. Je suis brutalement tiré de mes pensées par un type qui s’est approché de nous sans prévenir.
« - Excuse-moi, la gare Montparnasse SVP ?
-          Euh vous êtes dedans, je réponds. 
-          Oh vraiment ? Merci !
 
Je le regarde intrigué. Il ressemble à un loubard des années 1970. Une coiffure tellement ringarde qu’elle en ferait peur, un blouson de cuir noir, jean et paire de santiags. Je le regarde s’éloigner. Dans le dos de son blouson sont cousus les mots : WARNING, BAD ANGEL IN THE PLACE. J’ai à peine le temps de m’étonner sur ce type qu’une voix nous interpelle.
« Jean ! Féline ! »
On se retourne et on voit Clara courir vers nous, suivie de près par Anti et Alex Plosion.
« Salut Clar… lance Féline
-          Je m’en fiche, coupe violemment Clara ! Excuse-moi, mais c’est urgent ! Il vient de vous demander quoi le type là ?
-          Lui ? Bafouille Féline surprise de voir la jeune alchimiste dans un tel état. Bah rien, il voulait savoir où il était et…
-          IL AVAIT UNE AURA ANGELIQUE ! Hurle Clara. »
Des passants se retournent vaguement intrigué par les hurlements. De toute façon, à leurs yeux ce que vient de hurler ne veut rien dire, donc pas d’effets sur eux. Notre petit groupe est nettement moins indifférent. Alex est carrément livide, Anti et Féline ont l’air perdus dans leurs réflexions. Moi je suis complètement incrédule. Certes les alchimistes, et Clara encore plus que les autres, peuvent reconnaitre des anges à l’œil nu mais tout de même. Ce gars rescapé des années 1970 avec sa dégaine ringarde un ange ? J’ai des doutes
C’est alors que je remarque le papier dans ma main. Comment il est arrivé là je n’en ai aucune idée. Je déplie lentement le papier. Il y a un truc écrit dessus.
« Yo mec ! La porte que vous cherchez à Versailles se trouve sous la statue, pièce d’eau des suisses. Amicalement : ange Cauctel.
Comme j’ai un peu de mal à décrire l’effet que ce mot eu sur moi, je vais passer. Le mot eu un effet fantastique sur Clara qui m’arracha le mot des mains Une missive de créature spirituelle à un simple mortel ! C’est unique ! Anti appela l’équipe de sécurité de Boris Fedorov, qui était déjà à Versailles, pour qu’ils installent des répulsif pour les gens a aura simple. Le train démarra, emportant toute notre équipe qui méditait sur les évènements qui allait suivre. Pour ma part, je me tournais vers Alex qui était assis à côté de moi et lui dit, tout en gratouillant la tête de Sven qui m’avais finalement suivit :
 
« Ça va pas tarder à barder cette affaire …»


Je ne savais pas à quel point j’avais raison.

La statue équestre de Louis XIV faisait ruer son cheval sous les pas duquel jaillissaient des flammes. Face à la statue, s’étendait la pièce d’eau des suisses. Immense ovale de prêt de 700 mètres de long, 300 de large. Au bout, le soleil qui perçait à travers les nuages noirs illuminait le palais royal de reflets roses et dorés. Habituellement, la pièce d’eau était un rendez-vous dominical pour les versaillais qui venaient pique-niquer là en famille. Seulement la couverture répulsive installée par les hommes de Boris Fedorov, avait rendu les lieux complétement désert. Une fois notre groupe sur place, l’oncle Boris nous explique la situation.
« - Signal satellitaire qui provenir du portable de jeune apprenti Ilane Chêne concorder parfaitement avec ce lieux. Nous être sur la bonne piste. »
La douzaine d’hommes de Boris est postée en faction devant la statue de Louis XIV, casqués et en tenues de protections complètes. Antimargilin se dirige vers la statue en plissant les yeux.
« - Alors c’est ça la fameuse entrée ? Clara tu sais comment on l’ouvre ?
-          Je crois que même moi je vais devoir avoir besoin de scrutateur, répond cette dernière en chaussant une paire de lunettes de soleil irisée. Oui attendez voir (Clara fait le tour de la statue). C’est là ! »
Elle enlève alors sa médaille dorée de Saint Georges et l’applique sur un point précis du socle de la statue. Tout d’abord il ne se passe rien, si bien que je crains qu’elle se soit trompée. Au même instant, dans un grincement épouvantable, la statue s’élève vers le ciel d’au moins un mètre. Les contours d’une porte se dessinent puis s’ouvrent dans le socle de la statue, révélant une volée de marche qui descend en colimaçon dans les entrailles de la terre. Malgré le sentiment d’inquiétude qui commence à m’envahir, la curiosité et l’excitation sont plus fortes et je m’avance vers les escaliers.
« - Bon ben, ça à l’air d’être ça, on n’a plus qu’à descendre et…
-          Une minute l’apprenti, me coupe Antimargilin, toi et ton collègue vous restez ici. Boris ? Deux de vos hommes restent avec eux. »
 
C’est injuste, pour une fois que faire un truc dangereux m’amuse, je dois rester bêtement ici alors que les grands séides vont faire tout le boulot. Mais bon, le pire c’est qu’ils avaient raison et que je ne servirais sans doute qu’à les gêner. Néanmoins je m’assis boudeur au pied d’un arbre.
« -Bon dit Féline, les apprentis vont pas attendre. C’est moi qui suis nyctalope alors j’ouvre la marche »
Elle se transforme alors en panthère (je sursaute un peu), et s’avance droit dans les escaliers. Boris et cinq de ses hommes entrent à leur tour, suivit de près par Clara et Anti. Cinq autres hommes de Boris entrent finalement. On n’est plus que quatre, (sept avec les komolks d’Alex et moi plus Sven). Je libère Startrek et lui dit d’aller jouer un peu. Il saute alors sur le dos de Sven qui part tout joyeux en galopant à l’autre bout de la pièce d’eau. Alex regarde son portable et les deux gardes de Boris discutent, en faction devant la porte. Je décide de m’accorder une petite sieste alors je m’allonge dans l’herbe et ferme les yeux.
Je suis réveillé soudainement par un bruit sourd. Je me redresse et constate qu’il fait presque nuit maintenant. Mais il y a quelque chose qui cloche. Je regarde autour de moi et ne vois personne. Je tourne sur moi-même, inquiet, et trouve finalement les deux gardes. L’un est couché sur le dos, à côté du bassin, l’autre est au milieu d’un tas de feuilles mortes, à côté de la statue. Je me précipite vers le second, affolé. Il ne bouge pas. Je prie pour qu’il ne soit pas mort, mais comme il porte un casque avec une visière opaque, c’est dur à savoir. Je n’ose pas retirer ses gants pour prendre son pouls. Je remarque alors qu’Alex manque aussi.
« - Aleeex ! T’es où ? Ramènes toi vite !
-          Juste là. »
Je fais volte-face. Le personnage qui vient de parler ressemble trait pour trait à l’apprenti que je connais, mais seulement, il semble âgé d’une quarantaine d’année environ. Dans une main il tient une petite fiole remplie d’un liquide argenté. Dans l’autre une cage avec nos deux komolk qui glapissent à l’intérieur en essayant de mordre les barreaux.
« Mais qu’est-ce que…
-          Potion de rajeunissement, coupe le sosie d’Alex, « emprunté » aux labos du Louvre. Stabilisée par nos soins pour durer une journée. Il fallait bien que quelqu’un s’y colle pour aider notre ami à inviter deux ou trois apprentis non ? Et le plus drôle, c’est que vous m’avez laissé assister à vos réunions de préparation de cette opération vouée à l’échec. Tes amis vont avoir de gros ennuis et personne ne pourra rien y faire. Ahahah !
-          C’est une blague, je crie ? Espèce de Salopard, tu ne perds rien pour attendre je… »
Aussitôt je me sens comme paralysé, impossible de faire un geste ou de prononcer un mot. Alex se tourne vers l’entrée du souterrain.
« - J’adorerais parler avec toi JA, mais hélas j’ai des séides à éliminer. Heureux d’avoir fait ta connaissance. »
Là-dessus il se retourne brutalement vers moi et fait un geste dans le vide. Un peu comme un coup de poing. Je sens un énorme choc au niveau du front et je perds instantanément connaissance.

Je me sens bien. Je flotte dans le vide. Autour de moi, il n’y a que du brouillard. Peu à peu, je commence à distinguer un chemin devant moi. Je sais que je dois le suivre, alors j’avance. J’arrive à un croisement. La branche de droite mène à une lumière que j’aperçois au loin. La lumière irradie d’un bien être que je n’avais jamais ressentie jusqu’alors. Elle est magnétique, attirante, je sais que si je la rejoins, je pourrais oublier toutes mes peines et mes soucis. La voie de gauche mène vers l’inconnu. Elle st caillouteuse et pleines de nids de poule, les bords sont remplie de buissons épineux. Il y a un sac à dos devant la voie de gauche. Au centre du carrefour est debout un gars en blouson noir, jean, ray bans et santiags. En voyant sa coupe de cheveux noirs ringardes j’ai comme un flash.
« - Hey mais je vous reconnais vous ! Vous êtes (je repense au bout de papier dans ma main, gare Montparnasse), l’ange Cauctel ?!
-          Salut JA, me répond l’ange en souriant, yep, l’ange Cauctel. Ton ange gardien si tu préfères
-          Ah. (C’est étrange mais cette nouvelle ne me surprend pas outre mesure). Et je peux savoir qu’est-ce que je fais là ?
-          Eh bien il semblerait que pour toi se serait l’heure du choix… »
L’ange Cauctel retire ses lunettes de soleil et me regarde droit dans les yeux.
« - Si tu préfères un vocabulaire plus humain, on pourrait dire que tu fais une expérience de mort imminente.
-          Je vais mourir ? (C’est bizarre, mais… je m’en fiche un peu)
-          C’est à toi de voir, me répond l’ange. C’est très simple : à droite tu meurs, à gauche, tu retournes vivre encore un peu sur Terre, tu choisis. T’en a déjà assez fait dans ta vie pour mériter une éternité heureuse. D’un autre côté, tes amis peuvent avoir besoin de toi en bas. Voilà ton choix : récompense mérité ou devoir.
-          Mes amis s’en sortiront si je ne retourne pas en bas ?
-          Je ne sais pas, dit l’ange, mais dans l’un ou l’autre cas tu le sauras. Cependant je peux te dire que si tu n’y vas pas, tes copains en paieront un prix élevé.
Le choix est terrible : d’un côté le poids du devoir, symbolisé par le pesant sac à dos et la route cahoteuse. De l’autre, la route qui me mènerais vers le bonheur que je mérite. Ce que je ressens est indescriptible. Cela reviendrait entre choisir de gagner le méga jackpot à la loterie, ou choisir une vie misérable et pleine d’embuche. C’est alors que des images de ma vie défilent devant moi. Toutes les fois où j’ai eu des choix à faire, où j’ai écouté mon sens du devoir, mes échecs, mes réussites, mon entrée à la Commanderie. Et par-dessus tout ça, ma rencontre avec Ana. Dans mon esprit se mélange des mots. Récompense, Honneurs, Devoir, Service, Sacrifice…
Finalement je soupire.
« - Je suis sûr de faire la plus belle bêtise de ma vie. Je redescends, dis-je en mettant le lourd sac à dos sur mes épaules et en m’avançant sur le chemin. 
-          C’est ton choix, fit la voix de mon ange gardien qui s’éloignait. Ne t’inquiète pas ! Chaque possibilité à un bon côté ! Tu ne regretteras pas ! »
La voix de l’ange disparut au loin. Je me retournais une dernière fois pour regarder la lumière du chemin de droite qui s’éloignait. Ce fut un déchirement pour moi et un désespoir indescriptible m’envahit. Je ne pus m’empêcher de pleurer. Peu à peu, le décor qui m’entourait se dissipa et je perdis tout souvenir.

                « - Allez, réveille-toi ! Tu ne peux pas rester comme ça ! »


Je grogne un peu. La voix qui viens de parler me sort d’un super rêve. Elle me rappelle ma mère quand j’ai une panne de réveil le matin. Je marmonne dans un demi-sommeil.


«-  Une petite minute encore maman…  
-          Arrête de dire des bêtises, reprend la voix, on a plus beaucoup de temps !
-          Patrrron debout, renchérit une voix qui roule les « r ».


Cette fois je me réveille complétement. Quelque bribe de mon rêve traverse mon esprit obscurcie : une lumière éblouissante, un carrefour…J’ai l’impression de m’être pris une batte de baseball en pleine face. Je me retrouve nez à nez avec mon komolk debout sur ma poitrine. Derrière je vois une fille plus âgée que moi, peut-être 17 ou 18 ans, que je reconnais comme étant une des apprenties de ma classe.


« - Hein, Startrek ? Qu’est ce qui s’est passé ? Et toi tu es… (Je fais un effort de concentration) Ilane Chêne c’est ça ?
-          Oui c’est ça, dit la fille en me prenant la main pour m’aider à me relever. Allez dépêche-toi, je t’expliquerais tout en route.


Une fois debout, je récupère mon sac que me tend un deuxième komolk, que je reconnais comme étant l’ancien komolk d’Alex. Oh mon Dieu, c’est vrai ! Je me remémore les derniers évènements. Je demande à Ilane qui me traîne vers l’entrée du souterrain.


« - Hey, les deux gardes, on peut pas les laisser ! Et Sven, mon chien !
-          On peut plus rien pour ceux-là. Y a au moins celui près du bassin qui est mort. J’ ai pas vu ton chien.


Sa réponse me fait l’effet d’une douche froide. Au moment de rentrer dans le souterrain, je jette un dernier regard vers le séide couché au bord de l’eau, puis je suis avalé par l’obscurité.
Heureusement pour cette mission, j’avais apporté deux ou trois trucs dont je ne savais même pas s’ils allaient me servir. Je sors donc une lampe maglight de mon sac et éclaire les marches des escaliers qui s’enfoncent en colimaçon. Startrek prit la parole tout en se transformant en une sorte de petite lanterne sur pattes.


« - Le vilain Sieurrr Alex nous a capturrré, Chteféinchek (ça devait être l’autre komolk) et moi par surrrprrrise et nous a enferrrmé dans une cage trrrop durrre pourrr nous. Puis il a neutrrralisé les deux garrrdes ainsi que vous-même Patrrron. Aprrrès il a cassé votrrre porrrtable et ceux des garrrdes. Puis il est parrrti dans le souterrrain. Enfin, la gentille dame Ilane nous a libérrré et voilà. »


J’avais encore du mal à comprendre la manière de parler des komolks, mais j’avais compris en gros. Ilane se tourna ensuite vers moi.
 
«- Ils ont hypnotisé les quatre autres et les ont enfermés. Je ne sais pas pourquoi, ça n’a pas marché avec moi, et j’ai réussi à m’enfuir. J’ai trouvé la sortie complètement par hasard. Avant de m’enfuir, j’ai réussi à entendre une partie de leurs discussions. Ils comptent utiliser le faux Alex pour attirer toute l’équipe de secours dans un piège. Ils ont aussi l’intention de faire des enlèvements de « retardataires » à plus grande échelle dans les autres commanderies. Après, ils estiment que comme ça, ils seraient assez nombreux pour pouvoir dévoiler le monde du Strom au monde entier.
-          Ah ok. Et nous deux (quatre avec les komolks) qu’est-ce qu’on va faire ? Et euh, tu sais ce qui est arrivé à Ana Blancport, je demande la gorge serré ?
-          Ben je viens de te dire que tous les autres sont encore là-bas.
-          Oui c’est vrai, merci. Tu as un plan ?
-          Presque, répond Ilane, l’équipe de sauvetage a tracé des flèches à la craie pour s’orienter, je les aie suivit à l’envers et j’ai trouvé la sortie. Logiquement, si on suit les flèches dans le bon sens, on devrait les retrouver si ce n’est pas trop tard.
-          J’aime bien ta notion de l’optimisme, je marmonne.
 
Au bout d’un moment, nous arrivons au pied de l’escalier. En balayant autour de moi, je remarque que nous avons débarqué dans une salle immense. Elle doit bien faire la taille d’un terrain de foot. Du mobilier ancien, comme de vieux secrétaires ou des étagères poussiéreuses et des fauteuils brisés meublent la salle. Juste à notre droite, en sortant des escaliers se trouve dans un coin ce qui devait être une statue de Saint George terrassant le dragon. Aux murs, des tableaux aux vitres fêlés comblent les murs. Au plafond, un immense lustre renvoie timidement les reflets de ma lampe. Sur le sol se trouve des centaines de feuilles de papier, de parchemin et de vieux livres déchirés. Je ramasse une feuille par terre.


"Rapport d’enqueste sur ladite beste du bois de Vincennes, près de la ville de Paris, fait en la vingtième année du règne de Louis le Quinzième, le douze mars de l’an de grâce Mille sept cent trente-cinq par Messieurs les chevaliers de Latour et de Castillon,…"


« - Ca devait être l’ancienne salle de l’Œil, dis-je à l’intention de Ilane, c’est formidable ! Tous ces documents ont été perdus par l’Organisation lors de la période révolutionnaire ! Je suis sûr que ces merveilles…
-          Ouais, surement, me coupe Ilane visiblement peu intéressée par ma découverte, les flèches montrent cette direction tu viens ? »


Au bout d’un moment, je finis par perdre tout sens d’orientation à force d’errer dans les dédales de salles, d’escaliers et de couloirs obscurs. Seules les flèches dessinées sur les murs nous permettaient de connaitre le chemin à suivre. Startrek s’était vite lassé de trottiner sur ses petites pattes palmées et avait repris sa forme de bracelet brésilien (Avec votrrre perrrmission, Patrrron !). Je marchais en tête et Ilane et  Chteféinchek.
Après trois quart d’heure de marche environ, j’arrive dans une salle entièrement vide et de forme cubique. Je m’avance au milieu.


« - Bon les flèches indiquent bien cette salle mais il n’y a rien, je crois que… »


Je me retourne et alors, je ne vois rien. Pas de trace d’Ilane, pas de trace de la porte, pas de trace des murs. Juste l’obscurité la plus complète. Je tourne autour de moi et ne vois rien. Juste le noir le plus profond. Même si vous fermez hermétiquement les volets et la porte de votre chambre, vous arriverez toujours à percevoir quelques notions de relief. Moi je ne voyais rien. Même le faisceau de ma torche était aussi utile que si j’avais voulu éclairer le soleil avec pour mieux le voir. Je sens une bouffée d’adrénaline parcourir mes veines.


« - Ilane ?  Où est ce que t’es ? Ilane ! »


Pas de réponses. Soudain, je sens une présence dans mon dos, je me retourne brutalement. Inutile, la présence est toujours là dans mon dos, je l’entends qui respire. Bon OK, là je commence vraiment à flipper. Je tourne autour de moi, sans que cette présence ne sorte de mon dos. Je commence à penser vaguement au livre le Horla de Maupassant. Au bout d’un moment je lance à l’aveuglette.


« - Ca suffit maintenant ! Mon… montrez-vous ! »


Je me retourne une dernière fois et alors je la voie. Plus obscure encore que les ténèbres environnant, Sa silhouette humaine se découpe dans le néant. Elle m’a reconnu et Elle veut se venger de ne pas avoir pu m’emmener. Elle. La Ravisseuse. Le démon de la Conjuration.



L’Ombre.

D’accord, là ça commence à devenir vraiment inquiétant. Je fais rapidement dans ma tête le bilan de la situation qui n’est pas fameux. Alors que je m’apprête à paniquer sérieusement, une petite voix qui me réconforte énormément sur le moment, résonne dans ma tête.


« - Ouaaahhh ! Patrrron, on est mal là !
-          Startrek, je pense, t’es encore avec moi ? »


Je ne maitrise pas encore bien la télépathie, mais je sais que mon komolk peut m’entendre penser. L’Ombre s’avance lentement vers moi. Je commence à courir de toutes mes forces mais je sais que le choc est inévitable. Un souvenir fugace traverse mon esprit. Le centre de sécurité de l’Œil, le jour où Ana s’est fait enlever. L’oncle Boris qui me montre son énorme fusil. Munitions pas dangereuses pour humain, seulement ADN de komolk, dangereux pour créatures supranaturelles. Ok, j’ai un plan idiot qui ne fera sans doute que retarder l’heure de ma mort. Je pense de toutes mes forces en espérant que Startrek est en train de lire dans mes pensées.


« - Startrek, est ce que tu peux…
-          C’est comme si c’était fait Patrrron, me coupe aussitôt la voix du komolk, pas l’air tant paniqué que ça »


Aussitôt, je manque de basculer en avant à cause de la transformation brutale de Startrek. Le bracelet brésilien se dénoue et glisse dans ma paume. Puis je le sens qui s’allonge et se solidifie jusqu’à atteindre une longueur égale à ma taille environ. J’arrête de courir et me retourne. L’Ombre est derrière moi, à une petite distance. Il fait toujours sombre mais je la voie qui se découpe sur l’obscurité. Je profite du court instant de répit pour analyser la nouvelle forme de mon komolk. Une hampe en bois de ma taille, terminée par une pointe en métal assortie d’un fer de hache. Une sorte de hallebarde ? Néanmoins l’arme semble assez légère et facile à manier. Facile ? Je m’apprête à affronter une créature infernale avec une arme dont je ne connaissais vaguement que le nom ! Pronostique : mort certaine !
La voix du komolk retentit à nouveau dans mon esprit.


« - Pas de panique Patrrron, j’ai fait en fonction de vos aptitudes physique : rapidité et souplesse. Bonne chance ! »


Il n’a vraiment pas l’air plus inquiet que ça. Peut-être que les démons ne peuvent rien contre les komolks ? Moi je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. J’ai l’impression d’être exposé à un blizzard glacial. Imaginez le sentiment de peur le plus profond que vous ayez jamais ressenti, votre phobie la plus terrifiante. Ca n’est pas ça la peur. C’est tout au plus de l’angoisse. La peur est indescriptible.
Plus moyen de fuir maintenant, l’Ombre est devant moi. J’empoigne mon arme à deux mains et la pointe vers elle. Je n’arrive pas à prononcer un seul mot. L’Ombre ne dit rien non plus. Le silence est plus assourdissant que tous les fracas du monde. Soudain mon ennemi ricane dans ma tête en grinçant.


« - Tu veux jouer à cela petit humain ? Très bien, ta mort n’en sera que plus intéressante. »
 
Il tend, la main et une arme semblable à la mienne apparait dans sa main. Aussitôt, il l’abat, fer de hache en avant, dans ma direction. Instinctivement, je balaye l’air de ma hallebarde. Le coup dévie et s’achève par un ample moulinet de l’Ombre qui pointe son arme dans ma direction. Il se fend dans ma direction, j’évite la pointe de justesse, à la manière d’un toréador. Dans le même mouvement, je tente un coup circulaire mais il est trop loin et je le rate. L’Ombre frappe alors violemment avec sa hallebarde de haut en bas. Je parviens à parer le coup de justesse mais le choc me fait tomber à plat dos et je lâche mon arme. Je suis sonné pendant une ou deux secondes. Quand je lève les yeux, je distingue l’Ombre qui est face à moi et qui brandit son arme à deux mains. Dans son dos je peux voir Startrek, toujours sous forme de hallebarde. Je pense très fort.


« - Startrek ! Ramènes toi vite, je suis mal là !


Pas de réponse, j’espère qu’il ne s’est pas assommé, ou pire… De toute façon, je ne le saurais probablement jamais parce qu’un démon est sur le point de me tuer. Sa voix résonne une dernière fois dans ma tête.


« - Bien, au moins tu ne seras pas mort sans avoir essayé, mais qu’espérais tu ? Tu n’avais aucune chance et c’était stupide de ta part. Tu aurais mieux fait de me laisser t’emporter l’autre jour, tu aurais pu avoir un grand destin parmi nous. Maintenant tu vas mourir. Adieu.


Le temps semble se ralentir. Je vois le fer de hache de l’Ombre qui commence à descendre vers moi. Je revois les deux derniers mois repasser rapidement dans mon esprit. Ma découverte à la Commanderie de New York, mon accueil au sein du monde du Strom par mon parrain Zakoneill et Numéro 7, l’agression de la Cafétéria. Et par-dessus ça, les personnes que j’ai rencontré. Mes amis du lycée. Boris, Clara, Antimargilin et Féline. Ilane Chêne dans les sous-sols de Versailles. Mes parents que je ne reverrais pas. Il y a aussi Ana, prisonnière de la Conjuration, à qui je ne pourrais jamais dire ce que j’éprouve pour elle.
La hache est à mi-chemin. C’est alors que je réalise vraiment que je ne veux pas mourir. Pas tout de suite, j’ai à peine 15 ans, je viens de rentrer dans une organisation qui m’a dévoilé un monde incroyable, j’ai rencontré la fille que j’aime. Il me reste trop de choses à faire. Je vois ma hallebarde dans le derrière l’Ombre. Un sentiment de colère profonde m’envahit alors. Je refuse de mourir. Je tends la main vers ma hallebarde et hurle de toutes mes forces. Aussitôt, c’est comme si un globe de verre explosait dans mon cerveau. Je vois la pointe de la hallebarde pivoter vers moi et décoller aussitôt dans un éclair d’argent. Je perçois alors un bruit sourd et voit l’Ombre tituber. Le fer de hache de la hallebarde de cette dernière disparait alors dans une volute de fumée noire. L’Ombre se redresse brutalement, fait un tour sur elle-même. Je peux voir la hampe de Startrek fichée dans son dos. J’ai réussi. L’Ombre se tourne alors face à moi. Sans un bruit, elle explose dans une vague de lumière éblouissante qui me submerge aussitôt. Je me sens projeter contre un mur et (une fois de plus) ressent un choc brutal au niveau du crâne. Je perds instantanément connaissance et sombre à nouveau dans le monde de l’inconscient.

Le néant. Je me retrouvais dans les pommes encore une fois. J’allais finir par avoir l’habitude, si ça continuait, je finirais dans le Guinness Book. A moins que je ne sois mort ? Après tout j’ai été assez bête pour provoquer un démon en duel, et je voyais mal comment j’aurais pu m’en sortir indemne. Je me souvenais vaguement d’avoir vu une grande lumière blanche éclatante qui irradiait de l’ombre avec Startrek planté dans le dos. Mais cette lumière était-elle la manifestation de la destruction de celui-ci ou bien un signe de sa colère ? Génial, si c’est pour avoir fait tout ce cirque pour rien… Si cela se trouve, Ana et les autres apprentis étaient toujours sous sa coupe, Ilane s’était fait recapturer, et Clara, Féline, Anti et les autres s’étaient fait descendre par Alexandre Plossion. Le sale traître ! Il nous avait bien eu celui-là ! Rien que pour ne pas l’avoir étranglé de mes mains, je regrettais d’être mort. Je commençais à me dire que…


« - Debout ! Assez dormi ! »


J’ouvre les yeux en papillonnant. Autour de moi le monde est flou mais peu à peu, les détails commencent à devenir plus nets. Je n’arrive pas à tourner la tête, je regarde de biais et sursaute en découvrant deux visages à deux centimètres de ma tête.


«  - Eh bien mon cher quand je vous disais que les apprentis étaient digne d’intérêt, il nous donne toujours du boulot à force de tenter des trucs idiots et on ne s’ennuie pas avec eux !
-          Parlez pour vous ! cette engeance nous cause plus d’ennuis que nous n’avons besoin. »
 
Ca y est ! Les kidnappeurs d’apprentis de la Conjuration! Je savais bien que descendre dans ces souterrains serait une bêtise absolue. Je commence à me débattre puis je finis par comprendre peu à peu où j’étais. Le premier homme ressemblait au doc de Retour vers le futur. Il portait une blouse blanche sur laquelle se détachaient un énorme nœud papillon rouge, et des lunettes carrés.


« - Docteur Renaud, marmonné-je faiblement ?
-          Mais il se souvient de moi en plus, me répond-il se fichant visiblement que je revienne d’entre les morts. Exactement mon garçon ! Et voici Mr Renard mon fidèle assistant. »
 
Le Mr Renard en question était un grand brun qui me regardait avec une moue dubitative comme si j’étais une mauvaise blague ou un poisson pas frais.
 
« - Qu’est ce qui s’est passé, j’articule ? »


Je me rends compte que je suis dans un lit d’hôpital, un masque à air sur la bouche et une perfusion dans le bras gauche, de plus une fraise m’immobilise la tête.


« - Oh vous avez tué un démon et sauvé une bonne vingtaine de séides et apprentis, me répond-il l’air de rien. Mais les autres vont vous expliquer ça mieux que moi. Je vais voir mes autres patients. »


Le docteur Renaud tourne les talons et sort de la chambre où je me trouve, suivi de près par Mr Renard qui s’engouffre dans le couloir à sa suite après m’avoir lancé un dernier regard torve.


« - Eh bien, jeune apprenti ? On se prend pour un héros ? »


Je me redresse tant bien que mal sur mon lit et retire le masque à oxygène de ma bouche. En face de mon lit il y a toute une foule : Ana, qui me fait un sourire discret, Ilane Chêne, les trois autres « retardataires » de ma promotion. A part Ilane, ils ont tous l’air d’avoir passé une nuit blanche tellement leurs traits sont tirés. Derrière sa nièce, Boris Fedorov qui porte un bras en écharpe et une impressionnante balafre qui lui raye la joue droite. Clara est assise dans un fauteuil, un livre à la main. Anti et Zakoneill, mon parrain, sont debout au bord du lit. Je cherche Féline des yeux et je frissonne en la découvrant lovée en boule sous la forme d’un terrifiant petit chat blanc, en haut d’une armoire. Enfin, Numéro 7 est appuyé sur les barres du lit face à moi et me regarde droit dans les yeux.


« - Je peux savoir ce qui s’est passé, je demande ? Je commence à m’impatienter, ça fait au moins 10 fois que je le demande en boucle depuis que je suis réveillé ! »
-          Bien sûr. Numéro 7 s’assis dans un fauteuil et se croise les mains sous le menton. Tu te souviens être entré dans une petite salle carré ? Dès que tu es entré, Ilane Chêne qui était derrière toi, a vue comme un voile noir qui barrait l’entrée de cette salle, et impossible pour elle d’y pénétrer. Un quart d’heure plus tard, elle t’a trouvé assommé contre le mur, ton komolk sous forme de hallebarde gisant par terre et un démon sous forme de poussière noire partout. Pendant ce temps…
-          Startrek, je coupe ! où il est ?
-          Ici Patrrron, me dit le komolk qui était tranquillement perché au-dessus du sommier en me sautant sur le ventre. Il a une bande Velpeau autour du crâne.
-          Bref, reprend Numéro 7, Pendant ce temps, ton chien qui était resté dehors a trouvé un séide versaillais qui…
-          C’est là que nous avons découvert que certains animaux peuvent détecter les doubles auras chez les humains’ coupe à nouveau Clara en se redressant surexcitée ! Ton chien vient de révolutionner la science stromique ! le professeur Rochecourt est en train de faire des tests au labo qui….
-          Oui, oui merci, fait Numéro 7 en agitant la main vers elle, Quoiqu’il en soit, le séide a découvert les corps des deux séides de la sécurité. Les échos visuels lui on permit de comprendre ce qui c’était passé et il a immédiatement appelé la Chancellerie pour appeler des renforts. Dans les souterrains, ils sont tombés sur les membres de la Conjuration qui avaient pris l’équipe de secours à revers, et qui leur tirait dessus à arme réelle. Nous avons eu quatre blessés mais nous avons réussi à neutraliser une bonne partie de leurs membres qui attendent en ce moment même leur effacement. Finalement, nous t’avons retrouvé avec Ilane et nous avons réussi à retracer ce qu’il s’était passé grâce aux échos visuels.
-          Et Alexandre Plossion, qu’est-ce qu’il est devenu ?
-          Il a réussi à s’enfuir avec une dizaine de ses complices pendant les combats. »


Génial. Celui qui était devenu la personne qui m’était le moins sympathique sur terre, et qui accessoirement avait essayé de me tuer, rôdait quelque part, sans doute à ruminer sa vengeance. Mais bon, la vie n’est pas un film, autant profité de ce petit instant de victoire. Je me rendis soudain compte que j’étais extrêmement fatigué, je me réaffalais sur mon oreiller.


« - Désolé Numéro 7 mais je… Je suis un peu fatigué, peut-être qu’on pourra continuer plus tard ?
-          Oui, évidemment, dit Numéro 7 en se levant, on va vous laisser. Au fait, je dois vous féliciter pour votre promotion en tant que page. »


Les autres sortirent ensuite les uns après les autres, y compris Startrek. Finalement, il ne reste dans la chambre qu’Ana et moi. Cette dernière s’approche donc du lit et me dit en rougissant :


« - Je te remercie pour ce que tu as fait pour nous Jean.
-          De rien, tu aurais fait la même cho… »


Avant que je ne termine ma phrase, Ana se penche sur moi et me colle un baiser droit sur les lèvres. Je n’ai pas le temps de rougir que déjà elle sort précipitamment en fermant la porte.
Je sens une grosse chaleur me monter à la tête, et j’ai le cœur qui bat la chamade. Je ferme les yeux et me remémore tout ce que j’ai vécu jusque-là, depuis le jour où je découvris le Strom, au hasard d’une visite à New York. 

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MessagePosté le: Lun 27 Oct - 15:09 (2014)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 28 Oct - 14:58 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

Suspens avec un "s". C'est la seule chose qui m'a choqué... Bonne continuation!
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MessagePosté le: Mer 29 Oct - 12:24 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

suite de the JA's begins éditée bonne lecture Okay
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MessagePosté le: Sam 1 Nov - 17:22 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

QUAND faut y aller Wink 
Sinon ça me va et hâte de connaître la suite Very Happy
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MessagePosté le: Dim 2 Nov - 11:25 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

oui, c'est pas mal continue comme ça !
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MessagePosté le: Dim 2 Nov - 20:30 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

je vous trouve un peu tatillon sur les bords mais bon, le pire c'est que vous avez raisons Mr. Green


la suite paraîtra normalement demain soir, si vous voulez que votre personnage soit intégrer dans l'histoire, faites moi signe.
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MessagePosté le: Lun 3 Nov - 11:13 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

Le mien en tant que grand séide^^

Non je déc*** Fais comme tu veux (mais tu peux le faire hein!) Sinon la suite est bien, j'attends la suite de ton parcour d'apprenti^^
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MessagePosté le: Lun 3 Nov - 17:50 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

Suite (un peu longue) éditée en première page, que ceux qui m'ont demandé d'apparaître ne s'inquiètent pas, ils apparaissent rapidement dans la fin de ce chapitre mais auront leur rôle qui s'accentuera dans les prochains posts (excusez les phôte d'aurtogrraf dues à l'étroitesse des touches)









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MessagePosté le: Lun 3 Nov - 18:03 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

Et bien!!! J'adore ce genre de scène mais tu pourrais (je suis désolé d'être exigeant mais j'adore écrire sur le style 'inconscient') décrire un peu plus le moment ou tu ne suis pas trop et le rendre plus flou encore...


Sinon c'est un très bon texte, malgré quelque fautes de grammaire (qui m'arrive aussi, je te rassure^^)
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MessagePosté le: Mar 4 Nov - 11:17 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

anti-margilin a écrit:
Sinon c'est un très con texte, malgré quelque fautes de grammaire (qui m'arrive aussi, je te rassure^^)


je vois ça, sauf si tu trouves mon texte réellement très con^^
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MessagePosté le: Mar 4 Nov - 15:03 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

^^ Fais une différence entre faute de frappe et faute de grammaire...
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MessagePosté le: Mar 4 Nov - 16:41 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

Très bon texte franchement tu as du talent Wink
Je veux bien apparaître dans ton histoire mais si tu es félinophobe ça risque de coincer Wink
Bref fais comme tu veux ^^
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MessagePosté le: Mar 4 Nov - 16:50 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

ok si tu veux, pour la félinophobie t'inquiètes ça rendra un côté intéressant si tu participes (ps: je suis vraiment félinophobe dans la vrai vie, c'est pas contre toi hein?^^)
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MessagePosté le: Mar 4 Nov - 21:00 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

D'acc ça pourra être vraiment marrant Wink
Et je ne t'en veux pas, moi j'ai peur des chiens donc Wink
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MessagePosté le: Mar 4 Nov - 23:44 (2014)    Sujet du message: the JA's begins Répondre en citant

Suite en page 1
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