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Printemps irlandais

 
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Thomas Vadius
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MessagePosté le: Mar 15 Avr - 19:23 (2014)    Sujet du message: Printemps irlandais Répondre en citant

              
               C'est sans grande surprise quant à la météo que j'ai atterri dans les rues de Dublin, après avoir franchi la sortie de la gare centrale. Une pluie fine tombe sur la capitale irlandaise, tandis que je marche sous un soleil terne et froid. J'ai rendez-vous avec Ray Maclennane, un ami alchimiste, qui doit me faire visiter la commanderie. La cinquantaine, comme moi, les cheveux gris-roux, il me serre vigoureusement la main. L'accent irlandais terrible, il me lance vivement, dans un anglais rocailleux, surgissant de son euphorie :
« Ravi de te voir, camarade séide ! Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas vus, non ?
- Yes ! Je dirai quinze ans... Peut-être vingt...
- Je me rappelle en tout cas de la première fois que nos chemins se sont croisés. À Londres ! On avait quoi, trente ans ?
- C'est ça, Ray ! J'avais fini mes recherches sur les échos stromiques, et j'avais décidé de me ressourcer après des mois de travail à London city !
- Indeed ! Allez, suis-moi, je te fais visiter la commanderie !
- Ça tombe bien, je suis toujours venu en touriste, jamais en séide. »


               Le mois de mars irlandais entoure de sa lumière jaune tiède le Trinity College de Dublin, l'université la plus prestigieuse du pays.
« Si on a le temps, je te montrerais le Book of Kells, l'un des plus vieux livres du monde, le trésor de ce haut lieu d'études, qui a accueilli de grands noms. »
Nous marchons dans la cour du bâtiment principal, tandis que Ray continue son exposé :
« Fondé en 1592 par la Reine Elizabeth première d'Angleterre, l'université est bien entendu un haut lieu d'activité stromique dès le seizième siècle. Un certain Alchimiste du nom de John Dee y donna des cours mémorables. L'entrée se fait par cet escalier. Suis moi ! »
Nous tombons devant une porte dérobée, qui me rappelle un peu celle du Louvre, les Sphinx remplacés par deux hippogriffes sculptés.
« Le mot de passe est en gaélique. Tu vas rien comprendre. »
En effet, l'étrange phrase qui sort de la bouche de Ray ne signifie rien pour moi.
« Les vers d'un vieux poème d'antan !, me lança fièrement mon camarade. »
Dans le hall d'entrée de la commanderie, je serre les mains que me présente Ray : des alchimistes, des séides et même des stromillons à cette heure matinale.
« On ira à la cafèt tout à l'heure. Il faut que je te fasse goûter les boissons du pays ! Mais avant cela, il faut que je te montre là où je travaille ! »


               J'entre avec lui dans son bureau, une petite pièce avec des cartes des comtés du pays de Saint Patrick, dont une représentation format A4 punaisée à un mur nous regarde fièrement, le trèfle de la Sainte Trinité fermement tenu dans la main.
« Je travaille énormément sur les vikings en ce moment. Je cherche à déterminer où ils en étaient dans leur usage du Strom.
- Un peu comme moi, avec mes recherches en Amérique du Sud, chez les Incas. Échanger avec toi sur le Strom et les peuplades dîtes primitives est d'ailleurs la raison officielle de ma visite. »
Ray a un petit sourire en coin et me toise en fouillant un tiroir de son bureau.
« Officielle, hein ? C'est donc qu'il y en a une officieuse ? »
J'ai à mon tour un sourire qui se veut mystérieux, et réponds :
« Un bon séide a toujours une raison officieuse. Non ? »
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Thomas Vadius
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MessagePosté le: Mar 15 Avr - 19:23 (2014)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 15 Avr - 20:08 (2014)    Sujet du message: Printemps irlandais Répondre en citant

               Profitant du répit des vacances, et de la présence de Marion Adams au Louvre pour s'occuper de mes élèves, j'avais décidé d'entamer un tour gastronomique de l'Europe, histoire de me ressourcer ! Ma première étape, car j'avais choisi de partir d'ouest en est, fut l'Irlande.
               Je flânais insouciant le long des allées d'un marché de Dublin, à l’affût d'un fromage qui aurait pu accompagner mon Irish coffee du soir, lorsqu'une main se posa sur mon épaule (ou plutôt, sur une partie de celle-ci, tant elle peut être imposante).
« Professeur Fleurette, c'est un honneur ! »
Je fus surpris de croiser, moi qui avais décidé de couper les ponts avec toute activité stromique le temps de me reposer un peu, mon homologue irlandais, le professeur David Macgraugh, un homme fort enveloppé dans un pull vert à carreaux rouges, sans doute tricoté maison par une grand-mère du pays. Dans un Français impeccable, mais avec quelques r roulés à l'irlandaise, il m'expliqua :
« Le bruit courrait de votre venue prochaine. On m'a dit que je vous trouverai ici sans problèmes.
- Vous étiez bien informé. J'étais en quête de fromages.
- Nous avons d'excellents bleus de ce côté, si vous voulez bien me suivre. »


               Tout en discutant fromage, nous nous mîmes à le long des allées, à la recherche des meilleurs produits pour un bon repas. Lorsque nous eûmes fini nos achats entrecoupés de dégustations que nous proposaient les commerçants qui connaissaient bien mon guide, deux heures et demies plus tard, – car David était aussi venu pour remplir son sac de courses –, nous nous posâmes devant le comptoir du pub le plus proche. Entre deux gorgées d'une pinte, mon compagnon de route me demanda :
« Que venez-vous faire par chez nous, Monsieur Fleurette ?
- Eh bien, professeur Macgraugh, c'est en Irlande que j'ai décidé de commencer mon tour gastronomique de l'Europe.
- Une bien belle idée ! À quand un tour du monde ?
- Quand j'aurais plus de temps devant moi. À la retraite, sans doute.
- Tout se passe bien à Paris ?
- Oh ! La routine en ce moment ! Et vous, au Trinity College ?
- Oh ! La routine également. Heureusement, la venue de touristes viennent la briser. Quelle est la prochaine étape de votre voyage ?
- Je ne peux pas encore vous le dire.
- Je vois... C'est un secret. Le tour du monde gastronomique n'est que la couverture officielle.
- Point donc ! C'est seulement que je ne le sais pas encore moi-même. Un bon professeur a toujours des raisons officielles. Laissons les officieuses à nos amis séides enquêteurs ! »
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Thomas Vadius
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MessagePosté le: Mer 16 Avr - 18:56 (2014)    Sujet du message: Printemps irlandais Répondre en citant

         
Le chef de la commanderie de Dublin, Patrick O' Drisbright, un vieil alchimiste qui m'avoue bien connaître Edmond Fill, qu'il a déjà eu l'occasion de rencontrer en chair et en os au Maroc lors d'un séminaire sur "les trous noirs vus par les komolks", me fait signe de rentrer dans son bureau. Sur une large étagère, j'aperçois un casque à cornes viking, que O' Drisbright pointe du doigt.
« Un authentique, du neuvième siècle. Une fierté personnelle. Il m'arrive de le mettre parfois sur ma tête, lorsque je cherche du courage et de la bravoure pour trancher entre plusieurs directions, lors de mes décisions. »
L'espace d'un instant, il faut que je me retienne de rire, car j'imagine ce petit vieux tout frêle et profondément ridé mettre le casque de viking sur sa tête, en hurlant des chansons de guerre nordiques. Ray semble avoir la même pensée que moi, et essaie de ne pas me regarder, pour éviter un fou rire nerveux dans ce moment important. Déjà, O' Drisbright s'est assis et nous fait signe de l'imiter, face à nous.
« Cher Vadius, nous sommes très honorés de vous accueillir parmi nous. Je sais pourquoi vous êtes ici, entre les murs du Trinity College, et quelle est la mission que vous a confiée Numéro 7, dont dépend ma juridiction. Je doute que vous rapporterez le succès de retour au Louvre. Celui que vous cherchez est têtu vous savez ! Il ne vous dira rien ! »
Ray semble intrigué et demande :
« De qui parle-t-on ? »
D'un vif geste de la main, O' Drisbright chasse la question, avant de lancer :
« Je vous souhaite cependant de réussir, cher Vadius. Et pour vous prouver ma bonne foi malgré mes incertitudes légitimes, permettez-moi de vous faire un petit cadeau. »
Le chef de la commanderie fouille dans les tiroirs de son bureau, activement, cherchant quelque chose avec frénésie, qu'il finit par trouver.
« Pour réussir dans votre mission, il vous faudra sans doute vous montrer musicien. Ray m'a dit que vous avez déjà eu l'occasion de jouer tous deux par le passé. Voici un pipeau, qui, je l'espère saura vous être utile. Oh, un instrument des plus ordinaires. Rien de stromique là-dedans. La quête dans laquelle vous vous lancez risque de se montrer des plus extraordinaires, que vous échouez ou que vous trouviez le succès. Un repère purement musical, éloigné du Strom, ne vous fera pas de mal ! »
Il me tend l'instrument de musique traditionnel irlandais, dont je ne saurais sans doute pas jouer une seule note, plutôt habitué à faire du rock sur une guitare.
« Considérez le comme un totem. »

Je m'empare de l'objet, et remercie d'un signe de tête O' Drilbright.

« Ray, pouvez-vous nous laisser seuls un instant, je vous prie ? »

Ray obéit, visiblement déçu. S'avançant vers moi, le vieux directeur de la commanderie de Dublin me lance, le regard pétillant plongé dans le mien.

« Rassurez-moi, Vadius, vous n'êtes pas vraiment venu le voir ? Vous n'êtes pas vraiment venu la chercher ? »
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MessagePosté le: Mer 16 Avr - 20:47 (2014)    Sujet du message: Printemps irlandais Répondre en citant

Que ce n'est pas beau d'écouter aux portes, surtout lorsqu'elles donnent sur le bureau du chef de la commanderie de Dublin ! Et pourtant, je ne peux m'en empêcher quand mon guide, ce bon vieux Macgraugh, me dit que O' Drilbright reçoit en ce moment même un éminent séide français.



Dans ma tête, je passe en revue les meilleurs chevaliers de notre pays, quand j'entends l'intonation de la voix de Thomas Vadius, sans en discerner les mots. Que fait mon ami en Irlande ? J'arrive à saisir quelques phrases dans la conversation qui est sans doute engagée depuis longtemps entre les hommes présents derrière la porte :

« Suis persuadé... Véracité...
- Ce n'est pas possible, Vadius... Légendes... Temps anciens, oubliés !
- Comment expliquez... Traces historiques crédibles ?
- Rêves de vieux aventuriers...
- Et qu'en est-il... Recherches de l'honorable alchimiste...
- Rumeurs !... Savez comme moi... Homme fou... Ou à la limite de l'être...
- M'en fiche ! Où le trouver ?
- Dans la forêt autour de... »


Je sens, l'oreille collée contre la porte que l'on s'approche, comme si l'on s'apprêtait à sortir. Pour éviter d'être pris sur le fait en flagrant délit d'écoutes clandestines, je décide me mettre en chemin de la cafétéria. Qu'est donc venu chercher Vadius en ce pays ?
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MessagePosté le: Jeu 1 Mai - 17:14 (2014)    Sujet du message: Printemps irlandais Répondre en citant

"Je suis persuadé, contrairement à ce que beaucoup laissent croire, de la véracité de son existence !"

Face à moi, O' Drilbright joue nerveusement avec son stylo, tout en m'écoutant. Relevant les sourcils et le regard vers moi, il me lance :
"Ce n'est pas possible, Vadius. Votre parcours et votre intelligence ne peuvent supporter de telles légendes. L'objet que vous cherchez appartient aux temps anciens, oubliés !"

Derechef, je m'exclame :
« Comment expliquez-vous le travail de l'alchimiste français Anastase Lawson ? C'est bien un homme connu et reconnu pour son amour des traces historiques crédibles !
- Vous êtes hélas embrumé par votre esprit de conquête et par vos rêves de vieux aventuriers... Rappelez vous votre désastreuse aventure au Pérou il y a presque trois ans. Cela ne vous a pas servi de leçon ? Toute la Confrérie aux trousses d'un séide kamikaze, qui saute dans le premier portail sans réfléchir un minimum aux conséquences. À votre place, je ne chercherai pas à reproduire de tels exploits !
- Cette fois-ci c'est différent ! Vous ne semblez pas avoir foi aux années de travail d'Anastase Lawson ! Il a pourtant passé du temps dans votre commanderie. Dix ans, si je ne m'abuse... Pourquoi chez vous un tel désintérêt pour cet homme ? Et qu'en est-il de sa mystérieuse disparition ? Il n'est pas mort, vous le savez comme moi. Je ne suis pas sans ignorer que les caméras de surveillance du musée Carnavalet de Paris l'ont croisé il y a trois semaines. Je sais que vous savez où il se trouve. Si seulement je pouvais avoir la main sur les recherches de l'honorable alchimiste... Vous devez me dire où il se trouve !
- Cela n'est que des rumeurs ! Il est vrai que je ne l'aimais pas énormément. Vous le savez comme moi, l'homme était fou... Ou à la limite de l'être ! J'ignore tout de sa disparition, un matin de la fin mars 2004 ! Son géo-localiseur stromique a cessé d'émettre, alors qu'il se rendait en forêt, pour ses recherches. De vieux tombeaux sous des dolmens à fouiller... si ma mémoire est bonne... Vous perdez votre temps, Vadius !
- M'en fiche ! J'aimerais voir ce géo-localisateur... L'avez-vous toujours ? Où le trouver ?
- On est allé le chercher, dès que le signal a cessé d'émettre. Dans la forêt autour de Glendalough. Il est dans nos archives. Si vous voulez bien me suivre. »


Tandis que je suis le directeur de la commanderie, mon esprit parcourt des kilomètres de pensée. L'attitude de O' Drilbright est des plus étranges. Il ne semble pas avoir foi en ma quête, et pourtant, il me conduit vers les éléments qui pourraient la faire avancer, et m'offre un cadeau. Peut-être parce qu'il pense que plus vite je vais échouer, plus vite il pourra s'enorgueillir d'avoir eu raison en me déconseillant d'aller plus loin ?
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MessagePosté le: Mer 7 Mai - 17:47 (2014)    Sujet du message: Printemps irlandais Répondre en citant

Après avoir attendu une bonne demie-heure dans la cafèt', je vois débarquer, entre deux patates farcies, Thomas Vadius, suivi de O'Drilbright. Tous deux ont les traits du visage tirés, et la tension entre les deux hommes semble palpable, tant l'atmosphère s'électrise à mesure qu'avancent leurs pas irréguliers. Thomas Vadius ne semble presque pas surpris de me voir, car je ne repère pas l'étonnement sur sa figure. À moins que ce qui semble être de la colère enfouie intérieurement euthanasie sur son passage tout autre sentiment qui essaierait de traverser le visage du séide renommé ? Le directeur de la commanderie s'arrête à ma table.
« Professeur Fleurette, honoré de votre présence en ces lieux. »
Je réponds par un rapide signe de tête. O'Drilbright ne reste pas avec nous et, tandis que Thomas s'assit face à moi, tourne les talons. Le séide me tend la main que je serre.
« Comment allez vous, cher professeur ?
- Je suis toujours heureux face à une bonne pomme de terre farcie. Et vous, ami séide ? Vous m'avez l'air soucieux... Commandez vous quelque chose pour vous remonter le moral, et racontez moi ce que vous venez faire par ici. »
Thomas Vadius commande à son tour une patate farcie, et, hésitant me lance :
« Ce O'Drilbright... Un homme bien étrange, qui ne semble pas apprécier ma présence ici. Enfin, il m'aura toujours donné les renseignements dont j'ai besoin pour la poursuite de ma quête. Giboise m'avait prévenu que cela ne serait pas facile.
- Giboise ? Alexandre Giboise ?
- Notre ami moine Alexandre Giboise, lui-même ! Je suis à la recherche d'un Alchimiste dont le nom ne vous est sans doute pas inconnu. Il avait un temps fait partie des ordres monastiques, avant de disparaître dans la nature.
- Vous parlez bien-entendu d'Anastase Lawson, je présume ? Quelle était déjà sa spécialité ?
- Le Moyen-Âge. Sa thèse sur les vikings avait fait date dans les annales de la Confrérie. Mais avant sa disparition, il avait commencé à s'intéresser à d'autres domaines. »
Vadius, peut-être afin de ménager son suspense, se tait, le temps de couper frénétiquement sa pomme de terre fumante qu'un serveur vient de lui apporter.
« Anastase Lawson s'intéressait avant de nous quitter aux mythes scandinaves, dont on peut selon lui retrouver la trace en Irlande, île qui a subi les raids vikings au Moyen-Âge. Des écrits fabuleux et révolutionnaires ont été rédigés par Lawson à ce sujet, mais il les a hélas cachés, avant de disparaître en mission. C'était un drôle de bonhomme.
- Vous êtes un séide de terrain, pas un rat de bibliothèque. Tout cela doit bien avoir un lien avec un mystérieux objet disparu, ou un quelconque lieu englouti, oublié dans les siècles, aux propriétés stromiques extraordinaires.
- Vous êtes perspicace, professeur Fleurette. Si je trouve Lawson, que tout le monde pense disparu dans la nature, je serai en mesure de trouver un objet légendaire, un objet unique, que d'aucun pense disparu depuis des siècles. »
Je suis un peu surpris par la volonté de Vadius, qui brille autant dans ses yeux qu'elle ne se ressent dans le ton de sa voix. S'approchant de moi, plus calme, le séide me demande, à voix basse pour que nul ne l'entende :

« Crénom de Margilin, professeur Fleurette, avez-vous déjà entendu parler de la mythique lyre Kantele ? »
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MessagePosté le: Mer 7 Mai - 21:51 (2014)    Sujet du message: Printemps irlandais Répondre en citant

L'aéroport de Dublin était noyé par la pluie lorsque mon avion atterrit sur le tarmac dans une série de secousses dignes du vol low-cost qu'il effectuait. La plupart des autres passagers étaient des vacanciers, Français qui débarquaient en Irlande ou Irlandais qui rentraient chez eux. J'étais là, quant à moi, pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec le tourisme.
Thomas Vadius était arrivé dans le pays depuis plusieurs heures, et même s'il ne le savait pas encore, je devais le rejoindre. Selon toute logique, il s'était rendu au siège de la commanderie locale, au Trinity College : ce fut donc là que je me dirigeai.
Numéro 7 avait confié au séide une mission dont j'ignorais à peu près tout une demi-journée plus tôt. Vadius était parti à la recherche d'Athanase Lawson, un Alchimiste disparu depuis une dizaine d'années au cours d'une enquête. J'avais entendu parler de cette affaire, très vaguement, au moment de sa disparition, mais je venais d'être armée Chevalier à l'époque, et je ne le connaissais pas personnellement. Depuis, j'avais lu ses travaux, qui étaient brillants d'ailleurs, sur les civilisations scandinaves. Pour moi, Lawson était avant tout une sorte de mythe, quelqu'un dont les vieux Alchimistes parlaient à demi-mot et à voix basse, entre le héros et le fantôme... Bref, Vadius devait retrouver cet homme, réapparu quelques semaines plus tôt sur une vidéo de surveillance. L'Oeil avait retrouvé sa trace, et Sept avait envoyé un séide-enquêteur pour la suivre. Logique.
Vadius était parti en Irlande, la recherche était en cours, et l'histoire aurait pu s'arrêter là.
Sauf qu'après avoir hésité et réfléchi, Numéro 7 n'était plus si convaincu qu'envoyer Thomas Vadius seul était une bonne idée. Il m'avait donc convoquée en me confiant la mission de rejoindre et d'accompagner le séide dans son enquête. Selon lui, le chevalier était un peu trop... impulsif, et une présence féminine -la mienne, en l'occurrence- lui éviterait peut-être les bêtises. Comme tous les Chevaliers de ma génération, je respectais Thomas Vadius, mais il fallait bien reconnaître qu'il avait le don de se mettre dans des situations, hum... compliquées. Mon domaine de recherches privilégié en tant qu'Alchimiste, à savoir les traces d'influence stromiques dans les récits et mythes des pays de langue romane, n'avait pas grand-chose à voir, de prime abord, avec l'histoire secrète des Vikings, mais j'avais toujours rêvé de visiter la commanderie irlandaise. J'avais donc pris le premier avion à destination de Dublin pour retrouver le Chevalier. 
Un jeune Chevalier roux et rougissant, à peu près dix ans plus jeune que moi d'après mes estimations, me guida dans les profondeurs secrètes du Trinity College.
-A votre avis, où ai-je le plus de chances de trouver mon collègue en ce moment? m'enquis-je.
-Hum... Je crois que les Français se trouvent à la cafétéria, par ici.
-Les Français? relevai-je. Je croyais que Thomas Vadius était venu seul!
Nous entrâmes dans la cafétéria, bondée à midi. L'odeur de pommes de terre cuites rappela à mon estomac que je n'avais rien mangé depuis cinq heures et environ deux mille kilomètres. Je repérai mon futur coéquipier assis à une table, devant une assiette de patates farcies, en grande discussion avec...
-Le professeur Fleurette? m'étonnai-je à haute voix.
Je m'approchai d'eux et, sans façon, pris une chaise pour m'asseoir à leur table.
-Bonjour, Messieurs, lançai-je avec un sourire. Excusez-moi de vous déranger, mais à partir de maintenant, je participe à votre enquête. Vous avez des pistes, des indices?
J'avais quelques scrupules à m'incruster de manière aussi brutale, et j'affichais une assurance que je ne possédais pas forcément. Mais je n'aimais pas perdre mon temps en formules de politesse.
_________________
Est-ce que ce que tu t'apprêtes à répondre est pertinent? Si non, ne réponds pas.

Filleule d'Elenastef et fière de l'être!
Amie de Félinelechat, Sofia, Bouboule, Ciboulette, Irlandais22 et quémeneur. Entre autres.
Marraine de Jüliä, Aquarius, Jeremy alias Hadès, Kinelia alias Margot Fellowes, Wiwi, Flore_66, Ewilan, Selmy, Mathias6255, Aaadrienou et Yann Leguardian!

Numéro 3 à ses heures perdues...

Draco draconem adversus bellat!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:52 (2016)    Sujet du message: Printemps irlandais

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