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Collision entre une mi-féline et une semi-louve

 
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Ciboulette
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MessagePosté le: Mer 22 Jan - 17:20 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

Jeudi 9 octobre 2003, dans un des nombreux couloirs de la chancellerie du Louvre, 17h de l’après-midi.


« Mais enfin c’est de la folie, je ne sais même pas si je suis sure de garder mon self-control! »
« En près d’un mois tu ne t’es transformée qu’une fois et tu es restée maitre de toi-même quand ça s’est produit, en plus la pleine lune vient de se terminer donc le risque est minime. »
« Mais enfin Paris n’est pas le Musée Magritte, qui sait ce qui peut arriver? »
«  J’ai confiance en toi, tu n’es pas du genre à péter les plombs, et puis tu as le choix: ou tu recommences à vivre normalement ou tu te transformes en une espèce d’ermite et là tu as de fortes chances de vraiment devenir tarée. »


En deux phrases Matthieu m’avait ôté tout argument, et bien que me rendre à Paris ne me paraisse toujours pas une idée formidable je ne parvenais pas à donner de raison valable pour ne pas y aller.  Je tournai la tête vers Camille, ma meilleure amie, pour chercher du soutien de son côté mais apparemment ce n'était pas chez elle que j’en trouverais.  Je poussai un soupir, vaincue (mais pas convaincue).


« Allez, ne t’en fais pas, tu vas gérer! »


Que faire quand votre meilleure amie et votre copain se liguent contre vous?  Rien, je ne pouvais pas refuser, d’autant plus que cette visite au Louvre était nécessaire car deux mois plus tôt je m’étais inscrite à une formation d’un mois à propos des portails.  C’était une chance plus ou moins unique car pour une fois l’alchimiste John Trippletoe avait quitté sa chancellerie de New York pour se rendre en Europe afin de de parler justement des portails.  Je fis une moue dubitative et Camille et Matthieu éclatèrent de rire en même temps.  Echec et mat!


Voilà pourquoi je me trouve en ce moment dans les couloirs du Louvre.  Je suis arrivée avec quelques jours d’avance (la formation ne commence que lundi prochain) mais étant donné que je me perds constamment dans la chancellerie ce n’est pas plus mal si je n’ai pas envie d’arriver systématiquement en retard.  


Aussi perdue dans mes pensées que dans les dédales du Louvre, je bouscule sans le faire exprès une séide blonde qui pousse un vague grommellement.  Je m’excuse et je vais continuer mon chemin quand je remarque que son visage m’est familier.


- Attends, tu es Féline n’est-ce pas?  On s’est déjà rencontrées il y a quelques temps, je suis Sylvia.


Je viens en effet de reconnaitre une séide avec qui j’ai sympathisé il y a quelques années lors d’un échange inter-universités.  Enfin, sympathisé…  Sans que je sache pourquoi Féline m’avait toujours paru un peu distante.  Sympathique mais parfois froide, et légèrement soupe-au-lait sur les bords.  Je ne m’y étais pas attardée, chacun son caractère!


Une forte odeur de chat emplit mes narines et je me retiens de justesse de pousser un grognement.  Manquerait plus qu’elle s’imagine que je suis une espèce de mutant bizarre!  Je n’ai jamais apprécié les chats, mais depuis mon «  accident » ça s’est encore renforcé.  Je muselle la bête qui est en moi, mais je ne peux pas faire disparaitre l’odeur, un des inconvénients de mon hybridité!  Si j’avais été sous ma forme de louve, mes poils se seraient hérissés mais heureusement mes cheveux sont trop longs pour se dresser.  Et puis bon, je ne peux pas lui sauter à la gorge simplement parce qu’elle a un chat!  Pourtant l’odeur persistante est plus forte que sur les autres propriétaires de chats que j’ai rencontrés jusqu’ici, chez eux elle était fort éventée alors que l’odeur de la jeune femme qui me fait face est presque aussi forte que celle d’un chat.  Je repense aux rumeurs que j’avais entendues avant, je n’y avais pas prêté attention car elles étaient alimentées par la peste de service et parce que je refusais par principe de croire des rumeurs mais se pourrait-il que…?
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MessagePosté le: Mer 22 Jan - 17:20 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Félinelechat
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MessagePosté le: Mer 22 Jan - 21:19 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

Alors que je rentrais dans le Louvre, j'entendis mon téléphone vibrer : 
- Encore un coup de téléphone ? m'étonnais-je en courant vers l'entrée de la Confrérie. 
Voilà quelques mois que Clara m'avait remise dans le vrai monde et que j'avais rencontré Olivia, sa filleule. Et depuis, je m'investissais plus dans la Confrérie, enfin ce n'était pas encore ça. Je n'étais toujours pas sociable, je n'avais pas d'amis proches, je me disputai encore avec des membres mais bon, ça devenait moins triste. Je me rendis compte aussi que je n'avais pas été si odieuse et que certains m'avaient apprécié même avant Clara la magicienne. Comme le bibliothécaire, grand timide enfermée dans ses livres.
Le coup de téléphone était celui d'un séide que j'avais souvent croisé à la bibliothèque. Un grand brun aux yeux verts du nom de ... Fran ... Francis ... non François ! Il me proposait qu'on se retrouve en fin de journée pour faire des recherches. En ce moment, entre deux enquêtes de terrain, je faisais des recherches sur des cas particuliers et leurs vies dans l'Organisation. Lors d'une enquête de terrain, à côté de Marseille, j'avais repéré un type pas net avec une aura bizarre mais le temps que je m'en approche, il s'était volatilisé et je ne parvenais plus à le percevoir. Nouveau progrès, j'obtenais enfin des enquêtes de terrain. Bon, pas la grande classe mais au moins je bougeais et je voyais du monde. Je rentrais dernièrement d'une enquête de terrain à Bordeaux, une femme qui voyait un fantôme qui murmurait des mots incompréhensibles. Ce fut décevant, c'était simplement les enfants du voisin d'en face qui désoeuvrés avaient décidé de lui faire des frayeurs la nuit avec des ombres. J'avais effacé tout le monde et repris le TGV en sens inverse pour taper mon rapport. Alors que j'y allais en maugréant sur ses sales gosses en me promettant que si j'avais des enfants, je leur flanquerai une raclée s'ils s'amusaient à faire une blague de ce type, je tombai dans un des couloirs sur une séide brune et l'air tranquille. Je me heurtai à elle sans faire attention. Je murmurai une vague excuse sur un ton rogue - ça me rappelait ma rencontre avec Clara - quand elle m'aborda : 

- Attends, tu es Féline n’est-ce pas?  On s’est déjà rencontrées il y a quelques temps, je suis Sylvia.
Je me retournai, cette fois pour lui répondre différemment qu'à Clara. 
- Sylvia ? Désolée je ne vois pas ..... Ah si on a dû se croiser dans un programme d'échanges. Tu es belge non ? 


J'allais essayer de l'esquiver pour finir mon rapport et retrouver le beau François quand mes narines captèrent soudainement une odeur étrange, une odeur de chien. Une TRÈS forte odeur de chien.
- Euh, dis-je en faisant la grimace, tu as un chien non ? 
Je n'aimais pas les chiens, j'en avais une peur bleue et en plus entre félins et canidés, ce n'était pas l'amour fou. Comment lui expliquer que son odeur me dérangeait. Sur ma nature particulière, elle devait le savoir mais ça devait être malpoli de balancer ça dans un couloir du genre "Euh tu peux t'écarter, tu pues". En plus, elle semblait sympa. Pour plus de commodité, je fis un pas sur le côté et tentais de lancer sur un ton banal : 
- Sinon que fais-tu ici ? Tu es venue voir d'anciens camarades ? 
Le ton badin ne faisait pas partie de mes atouts, donc j'avais lancé ces questions sur un ton coincé et peu avenant à la place du ton habituel, ironique et amical. Je tentai un sourire, encore plus raté, je devais avoir l'air d'une bête affamée. Il fallait que je trouve le manuel "Les relations amicales pour les nuls" mais même ça, je n'étais pas sûre d'y arriver. 
- Sylvia, ça me revient on avait un binôme ensemble ! Un binôme sur une recherche ... oh je ne sais plus. 
C'est vrai que ça faisait loin, j'avais 23 ans presque 24 et le programme d'échange c'était fait il y a quelques années. A cette époque, j'étais très sombre car j'étais traumatisée par mon passé encore et la moindre relation sociale me faisait peur. Ce programme avait été une torture mais Sylvia sortait du lot par son optimiste à tout épreuve. Elle m'était vaguement restée en mémoire mais le temps était passé et je l'avais oublié. Enfin disons que je ne m'attendais pas à la croiser ici. 


Elle devait avoir un ou deux ans de moins que moi, jeune fille dégourdie mais avec une odeur insoutenable de canidée. 
- Excuse-moi mais ton chien est sur toi ou vous avez dormi pendant trois jours ensemble ? demandais-je en essayant de contenir mes envies de dégoût ou de bagarre. 
J'avais dû lui couper la parole mais elle ne semblait ni choquée ni furieuse, simplement curieuse et peut-être .... inquiète ? Ou alors étonnée. Je ne savais pas comment définir l'expression de son visage. J'étais quasiment collée au mur pour ne pas la sentir. Je tentai une vague explication, toujours autant contre le mur :
- Désolée ... Sylvia mais là ton odeur de chien est très ... prononcée donc je préfère ne pas trop m'approcher. 
J'étais sincèrement désolée mais elle devait sûrement me trouver étrange. Une fille qui ne pouvait pas l'approcher à cause de son cher animal, ça devait vraiment lui donner envie de me filer une claque mais pourtant elle avait un air tout drôle, comme si c'était elle la coupable. Je l'aurai bien planté avec une phrase polie mais j'étais bien tenté de rester avec elle. Je me dis alors que mon rapport n'était pas si important et qu'il pourrait attendre un peu. Quand à François, j'avais le temps avant notre rendez-vous. 
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MessagePosté le: Sam 25 Jan - 11:38 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

- Sylvia ? Désolée je ne vois pas ..... Ah si on a dû se croiser dans un programme d'échanges. Tu es belge non ? 



Si elle se souvient de moi c'est bon signe!  Je me souviens des mauvaises langues qui la traitaient d’associable endurcie, la preuve que non!


- Euh, tu as un chien non ? 


Je crois d’abord qu’elle se souvient de ça parce qu’on avait parlé de mon chien quand je l’avais rencontrée, mais la grimace qu’elle fait me fait douter et la folle idée qui me trottait dans la tête refait surface.  Et si…?  Elle fait un pas sur le côté, coïncidence?


- Sinon que fais-tu ici ? Tu es venue voir d'anciens camarades ? 


À vrai dire, camarades…bien que j’aie plus ou moins sympathisé avec certaines personnes lors de mon dernier passage j'ai perdu le contact aussi vite que je l’avais noué, si ce n’est l’une ou l’autre personne avec laquelle j'échange parfois quelques mails.  Cependant elle ne me laisse pas le temps de répondre


- Sylvia, ça me revient on avait un binôme ensemble ! Un binôme sur une recherche ... oh je ne sais plus. 


Aha, seconde preuve qu’elle n'est pas totalement fermée aux relations sociales!  En quatre phrases j’en ai eu la preuve deux fois.  Nous avions en effet fait une recherche à propos de Bigfoot et de son cousin le Yéti.  À cette occasion Einstein ne cessait de se transformer en homme-singe miniature et j’avais mis plus de deux semaines à lui faire passer cette manie, un vrai petit clown!  Je passe machinalement ma main sur mon bracelet qui poussa une espèce de ronronnement, oui, les komolks excellent aussi dans le mimétisme sonore!


- Excuse-moi mais ton chien est sur toi ou vous avez dormi pendant trois jours ensemble ?


L’impression que j'ai eue se révèle donc juste: elle SENT mon chien.  Pourtant ça fait trois jours que je n'ai plus approché mon chien (normal, je l’ai confié à mes parents pour la durée de mon séjour à Paris) et même avec un odorat extrêmement développé (comme celui d’un chien…ou d’un chat!) le chance de percevoir cette odeur est infime.  Donc ce ne serait pas Indiana qu’elle sent…est-ce…moi?  Un instant j'ai peur que la bête tapie en moi ne profite de cet instant de doute pour surgir, heureusement elle n’en fait rien!


- Désolée ... Sylvia mais là ton odeur de chien est très ... prononcée donc je préfère ne pas trop m'approcher. 


Plus de doute possible: mon odeur de louve est plus forte que je ne le croyais.  Bon, si tout le monde réagit comme ça je risque de passer quelques semaines tendues ici, pour la première fois de ma vie je me mets à espérer que pour une fois une peste ait raison et que des rumeurs soient fondées.  Si c'est le cas il n’y a qu’elle qui remarquera ma différence, sinon ça risque d’être plutôt étrange comme séjour.  Pour la deuxième fois en quelques jours je fais la moue:


- Tu n’as pas à t’excuser, seulement je n’ai plus approché mon chien depuis trois jours donc je pense que ce n’est pas lui que tu sens.


Je pousse un petit soupir, c’est la première fois que je dois expliquer mon accident et ses conséquences à quelqu’un d’autre que mes amis séides et je ne sais pas trop comment m’y prendre.  Je ne peux tout de même pas lui annoncer tout de go qu’un loup-garou m'a sauté à la gorge?  Au mieux elle risque de me prendre pour une mythomane, au pire pour une folle (ou l’inverse)!  Pourtant c’est ce que je fais, car je ne parviens pas à trouver une manière plus délicate de présenter la chose, mais auparavant je ne peux m’empêcher de vérifier s’il n’y a pas trop de monde dans le coin.  C'est ridicule et je ne sais pas pourquoi je prends cette précaution mais au fond de moi une petite voix me dit que moins les gens seraient au courant, mieux je me porterais.  Je faillis lever les yeux au ciel, être parano ne me ressemble pourtant pas!  Cependant ce couloir est calme, je dois avoir atteint une aile peu fréquentée de la chancellerie et je me lance donc: 


- Il y a un peu moins d’un mois j’ai eu la chance de rencontrer un des derniers loup-garous de la planète…disons que tous ne sont pas aussi inoffensifs que Lupin et celui-ci n’avait pas bu de tue-loup.


J’ignore si ma tentative d’humour suffira à détendre l’ambiance, si son odeur est due à ce que je soupçonne, elle risque de ne pas trop apprécier ma lupinité.  Je tente un pâle sourire, guettant sa réaction. 
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MessagePosté le: Sam 25 Jan - 21:36 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

- Tu n’as pas à t’excuser, seulement je n’ai plus approché mon chien depuis trois jours donc je pense que ce n’est pas lui que tu sens. Il y a un peu moins d’un mois j’ai eu la chance de rencontrer un des derniers loup-garous de la planète…disons que tous ne sont pas aussi inoffensifs que Lupin et celui-ci n’avait pas bu de tue-loup.




C'était donc cette odeur que je sentai : l'odeur du loup. Je reculai d'un pas, un sourire crispé sur le visage. 
- Tu ... Tu es un loup ? Un loup-garou ?
J'étais entre inquiétude et curiosité. Je repris alors : 
- C'est intéressant. Mais tu te transformes en loup à la pleine lune ? Ou alors tu as aussi ton "tue-loup" enfin ton remède pour contrer cet effet ? 



J'étais en face d'elle, une moue sur le visage. Je ne voulais pas qu'elle pense que je la dénigrai alors je tendis la main et lui prit la sienne. Je lui souris, d'un rictus pâle comme le sien. 
- Ce n'est pas si grave d'être .... différente. Tant qu'on t'accepte...
Je laissai planer cette phrase, comme un présage. Je ne voulais pas qu'elle est de faux espoirs : bien sûr que l'Organisation était très tolérante mais elle pouvait tomber sur les mêmes mentalités qui m'avaient accueilli alors que je n'étais qu'un nourrisson, le genre de type qui demande l'extermination de la personne. J'espérai qu'alors elle pourrait se défendre. 
- Chacun est accepté comme il peut, j'espère que tu tomberas sur des gens ouverts d'esprit qui oublieront ta différence pour se concentrer sur ta vraie personnalité, je te le souhaite sincèrement. 
Je me tus une nouvelle fois, avec une nouvelle grimace sur le visage. Je me rapprochai d'elle et dis presque dans un murmure : 
- Je sens vraiment ton odeur de loup sur toi, j'espère que je suis la seule. Si tout le monde le savait, tu ne m'aurais pas emmené à l'écart pour me l'avouer. N'ai crainte, je crois qu'ils n'ont pas l'odorat très développé. Enfin ils ont l'odorat humain, eux qui ont la chance d'être normaux. 
Mais suffocant sous son odeur, je me reculai brusquement en toussant. Mais très vite, des sortes de sons gutturaux, proches de rugissements apparurent. Oh non, je n'allais pas me transformer en bête féroce, elle ne m'avait pas agressée ! Je tentai de contenir le fauve en toussant assez fort, en espérant que son oreille ne percevrait pas la douce musique animale derrière. 



Je repensai à ce qu'elle avait dit : un peu plus d'un mois et elle pouvait se promener aisément sans craindre de tomber en loup ? Elle avait dû ingérer un remède très puissant alors, un remède efficace. 
- Un mois, et déjà sur pied ? Tu as avalé quelles plantes pour pouvoir être aussi .... enfin sur pied et de façon si ..... naturelle ? Tu .... tu assumes bien .... ça enfin ... ton caractère animal ? 
C'était dit sur un ton hésitant, voir balbutiant mais c'était clair : comment avait-elle fait ? 
J'avais presque envie de larmoyer mais je me retenais par dignité. Je n'allais pas faire ma chochotte juste parce que je rencontrai une confrère de ... "différence" ? "douleur" ? "animale" ? 
- J'imagine que toi, tu as pu cacher ... ta différence. Tu n'as pas eu cette marque sur ton front, la honte que tout le monde raconte des bruits de couloir sur toi. Tu as pu continuer à marcher la tête haute dans les couloirs, à parler à tes amis. Certains n'ont pas eu ou jamais eu cette chance... Je dis ça, je dis rien. Tu peux te considérer comme chanceuse, surtout si tu peux maîtriser ton ... animal en toi sans problème. 




J'aurais voulu lui faire mal car elle pouvait être fière, avoir tous les honneurs. Mes rancoeurs revenaient progressivement, je ne lui en voulais pas mais j'étais triste et en colère contre l'Organisation qui m'avait fait souffrir et elle qui lui faisait peur, elle avait peur d'avouer qu'elle était animale en elle. Et encore, c'était tout récent, un accident, une mauvaise rencontre, moi c'était en moi, dans mes gènes, je ne pourrai jamais le traiter. 
J'aurais voulu qu'elle eut souffert comme moi, mais ça aurait été bien cruel de lui souhaiter ça et ça n'aurait en rien aider ma situation. Je ne pouvais que lui souhaiter du bonheur, ce bonheur auquel je n'aurai sûrement pas droit. Elle n'était pas responsable, personne ne la considérerait comme responsable de son malheur. Si elle l'avouait, ça ne changerait pas grand chose pour elle. Elle était déjà séide, sûrement entourée d'amis fidèles qui, la connaissant, continueraient de la fréquenter. Ce genre d'amies, à qui tu confies tes secrets, je ne l'avais pas connu. Mes examens, j'avais tellement insisté pour les passer que je les avais travaillé dans les sous-sols du Louvre et passé en candidate libre, à la sauvette comme une criminelle. J'avais eu honte mais j'avais eu mon BAC avec mention. Malgré tout, je n'avais pas eu de félicitations chaleureuses, pas de parents ni d'amis qui m'avaient organisé une fête. Pas plus que pour mes anniversaires ni ma majorité. On ne s'en était pas soucié. J'avais tellement envie qu'un jour, quelqu'un me félicite et me congratule. François, s'il n'était pas au courant de ma différence il le serait un jour ou l'autre, bientôt il me rejetterai comme les autres. Ma grande crainte aussi était d'avoir des enfants comme moi. Ce caractère était apparu par mutation génétique chez moi mais il serait héréditaire. J'en étais quasiment certaine. J'aurai moi aussi un jour peut-être, si je trouvais quelqu'un avec qui les faire, des enfants-animaux qui subiraient aussi rejet et mépris. Au moins, je serais là pour eux, s'il ne m'arriverait rien, je les protégerais et les consolerais. Je me l'étais jurée. En attendant d'avoir ces enfants, j'étais seule. J'étais positive mais je n'arrivais pas à la transmettre car on ne m'écoutait pas. Je voulais tellement montrer aux autres que j'étais comme eux mais je ne savais pas comment leur montrer. Tout s'améliorait et grâce à Clara et à ma volonté de réussir. Mais cette Sylvia avait fait ressortir tout ce que j'avais tenté d'oublier pour mieux avancer. Mais aurais-je dû vraiment tout oublier ? Est-ce que ce n'était pas de ma faute, de ne pas avoir assumé ? 
C'est alors que je remarquai que Sylvia me parlait. Je relevais la tête et lui jetai un regard de colère et de douleur mêlée. 






PS : même si Féline est très "dépressive" et asociale, là j'ai eu du mal à la replonger dans de telles pensées négatives. Désolée Cibou de te nommer responsable de sa rechute ^^ tu restes mon amie éternelle sur le forum rassure toi Wink  
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MessagePosté le: Dim 26 Jan - 16:05 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

- Tu ... Tu es un loup ? Un loup-garou ?


Comme je m’y attendais la nouvelle ne semble pas lui faire très plaisir et je ne pas peux lui en vouloir, après tout les loups et a fortiori les loup-garous n’ont pas très bonne réputation.


- C'est intéressant. Mais tu te transformes en loup à la pleine lune ? Ou alors tu as aussi ton "tue-loup" enfin ton remède pour contrer cet effet ? 


Est-elle vraiment curieuse?  Cherche-t-elle à meubler l’ambiance ou à se rassurer?  Probablement un peu de chaque.  Je commence par me calmer, après tout il va bien falloir que j’arrive à vivre avec ce « problème » et elle n’est certainement pas la dernière personne à qui je devrai expliquer cela, alors autant m’y mettre.  Je veux lui répondre mais elle me prend la main et me dit:


- Ce n'est pas si grave d'être .... différente. Tant qu'on t'accepte...


Pourquoi ai-je l’impression qu’elle doute?  Pourquoi est-ce que les points de suspension à la fin de cette phrase sont tellement audibles que j’ai l’impression de les voir danser devant mes yeux?  Pourquoi ai-je l’impression que derrière cette phrase hachée se cache une ombre malfaisante?  Mon imagination sans doute, je chasse ces pensées démotivantes de mon esprit.  Ce n’est pas une fichue morsure qui va déterminer ma vie que diable!


- Chacun est accepté comme il peut, j'espère que tu tomberas sur des gens ouverts d'esprit qui oublieront ta différence pour se concentrer sur ta vraie personnalité, je te le souhaite sincèrement. 


À nouveau j’ai l’impression que derrière cette phrase se cache un sombre présage, je n’ai pas le temps de m’y attarder car elle se rapproche fort de moi.  Je sens son odeur de chat, et à nouveau je m’étonne du tour qu’a pris ma vie.  Avant j’aurais fait attention à autre chose: au visage de la personne qui me fait face, à sa manière de parler, à n’importe quoi d’autre.  Alors que maintenant c’est cette odeur qui me saute à la figure, effaçant le reste.  Je me demande si c’est pour ça qu’on dit que les chiens et les loups ont une mauvaise vue: l’odorat les empêche peut-être de se concentrer sur ce qu’ils voient.  Curieusement je ne ressens plus le bouillonnement qui m’avait agitée la première fois que j’avais senti cette odeur, comme si la louve tapie s’était rendormie ou avait accepté de se trouver en présence de son ennemi héréditaire…d’ailleurs chats et loups sont-ils vraiment ennemis?  Je n’en suis plus si sure.


- Je sens vraiment ton odeur de loup sur toi, j'espère que je suis la seule. Si tout le monde le savait, tu ne m'aurais pas emmené à l'écart pour me l'avouer. N'ai crainte, je crois qu'ils n'ont pas l'odorat très développé. Enfin ils ont l'odorat humain, eux qui ont la chance d'être normaux. 


Elle a lâché ces quelques mots dans un souffle, et recule presque aussitôt.  Bon, on dirait que les loups supportent mieux l’odeur des chats que le contraire, ou alors notre semi-animalité ne fonctionne pas de la même manière ou…ou il n’y a pas spécialement d’explication et faut que j’arrête de toujours vouloir comprendre le pourquoi du comment!  Féline est prise d’une violente quint de toux, bon sang on dirait presque qu’elle fait une réaction allergique à moi!  Faut espérer que tout le monde n’aura pas le même problème (enfin, en tout cas dans mon entourage personne n’a jamais eu de souci donc ça ne devrait pas être le cas ici non plus).  Un instant j’ai l’impression d’entendre autre chose derrière sa toux, mon imagination me joue surement de nouveau des tours.


- Un mois, et déjà sur pied ? Tu as avalé quelles plantes pour pouvoir être aussi .... enfin sur pied et de façon si ..... naturelle ? Tu .... tu assumes bien .... ça enfin ... ton caractère animal ? 


Oups, à vrai dire la préparation du remède qui avait muselé la bestiole qui m’habite était tellement complexe que j’en ai oublié la moitié.  Je me souviens juste que contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre il n’y avait que des plantes lambda, rien à voir avec les ailes de chauve-souris, pattes d’araignées & co.  Quand à assumer…je l’ai pour la vie, alors autant m’y habituer!  Et puis à vrai dire à part dans quelques moments de doute comme j’en avais eu avant de partir et comme je viens d’en avoir, il y a certains aspects plutôt cool à mon accident.  Depuis un mois je parviens bien plus facilement à comprendre ce que mon chien veut me faire comprendre par exemple, et puis un super-odorat peut être pratique, on sait jamais.  De plus j’aurais pu tomber sur pire (vous imaginez un serpent-garou?  Beurk!)


- J'imagine que toi, tu as pu cacher ... ta différence. Tu n'as pas eu cette marque sur ton front, la honte que tout le monde raconte des bruits de couloir sur toi. Tu as pu continuer à marcher la tête haute dans les couloirs, à parler à tes amis. Certains n'ont pas eu ou jamais eu cette chance... Je dis ça, je dis rien. Tu peux te considérer comme chanceuse, surtout si tu peux maîtriser ton ... animal en toi sans problème. 


Cette note dans sa voix, serait-ce de l’envie?  De la douleur?  En tout cas j’en suis plus que sûre désormais, la chipie d’il y a quelques années avait raison.  Je ne peux pas m’empêcher d’être exaspérée par le mental borné de certains.  Alors quoi, ces types sont séides, ils côtoient des komolks, des furolins, des fantômes et autres machins plus ou moins sympas mais dès qu’il y a quelque chose (ou quelqu’un) qui sort de l’insolite qu’ils connaissent tout d’un coup l’insolite leur fait peur?  Soit Féline voit le mal partout, soit il y a vraiment un sérieux problème avec certains CI! (Et ayant quelquefois pu avoir un bel aperçu de la bêtise humaine je penche pour la seconde solution.)  Le simple fait de penser à cette stupidité m’énerve et c’est quand je sens mes lèvres découvrir mes dents que je me calme.  Féline semble être ailleurs, probablement perdue quelque part dans ses pensées.  Je pourrais tenter de savoir à quoi elle pense mais je n’en ai pas envie, je répugne à pénétrer dans l’esprit des gens plus que nécessaire.  Je tente donc d’attirer son attention de manière normale, comme des gens ni animaux ni séides le feraient:


- Ohé, tu es dans la lune?  La terre appelle Féline!


J’ai fait place nette dans mon esprit et repoussé mes doutes.  Si mes amis belges sont capables de s’habituer à mon petit souci, les séides français en seront capables aussi.  Et puis, peut-être que le fait de pouvoir se transformer en louve se révèlera utile un jour?  Bon, pour ça faudrait que j’arrive à me transformer à volonté et j’ignore si c’est faisable mais j’ai tout le temps de le découvrir!  Surtout si j’ai quelqu’un avec qui m’entrainer.  Une fois que je pense avoir l’attention de Féline je me lance:


- Bon, déjà je ne suis pas sûre que je sois à proprement parler un loup-garou puisque j’ai trouvé avec des amis un remède qui m’a permis d’éviter définitivement de me transformer automatiquement à la pleine lune.  Quand aux plantes dont était constitué ce remède je ne les ai plus en tête parce qu’il y en avait un paquet, mais ça ne devrait pas être trop dur à retrouver parce qu’on a gardé précieusement la recette au cas où.


Je marque une pause, d’une part pour reprendre mon souffle de l’autre pour me remémorer ses autres questions:


- Pour la question de me faire accepter, à vrai dire tu es la première à qui j’en parle sans vraiment te connaitre.  Les autres qui le savent sont mes amis de l’Organisation et les autres séides de ma commanderie, donc forcément vis-à-vis d’eux il n’y a aucune gêne.  J’avoue que je suis surprise d’apprendre que certains n’acceptent pas le fait d’être un peu différent alors qu’ils côtoient l’insolite à longueur de journée, c’est pas un chouia hypocrite?


Hum, pied dans le plat 10/10, j’aurais pas pu être moins délicate!  Mais bon, tant pis, on ne reprend pas des mots qu’on vient de prononcer.  Au moins elle saura qu’il y a des gens « normaux » comme elle dit (à condition que le fait d’être CI puisse être considéré comme normal) qui ne voient pas de problème au fait qu’on ait un léger problème de schizophrénie animale.


- Pour ce qui est d’assumer je n’ai pas trop le choix.  Je me suis trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, je me suis fait mordre et du coup j’ai chopé une « maladie » qui fait en sorte que je risque de me transformer en loup, faut bien l’accepter un jour ou l’autre.  Et puis comme je te l’ai déjà dit je ne crains plus la lune donc les effets de mon accident sont minimes.


Le seul souci c’est qu’apparemment si je m’énerve trop je risque de me transformer, un effet secondaire du remède qui me transforme en une espèce de Hulk version loup.


Dit comme ça elle risque de sérieusement se dire que j’ai un grain, tant pis, si ça peut l’aider à dédramatiser!  


PS: Bon sang, heureusement que je suis en rp et que j'ai eu le temps de préparer mes réponses parce que Féline est vraiment...déstabilisante!


PPS: Hum, j'ai un peu abusé sur les points de suspension et les points d'interrogation dans ce post on dirait xD
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MessagePosté le: Lun 27 Jan - 20:45 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

- Bon, déjà je ne suis pas sûre que je sois à proprement parler un loup-garou puisque j’ai trouvé avec des amis un remède qui m’a permis d’éviter définitivement de me transformer automatiquement à la pleine lune.  Quand aux plantes dont était constitué ce remède je ne les ai plus en tête parce qu’il y en avait un paquet, mais ça ne devrait pas être trop dur à retrouver parce qu’on a gardé précieusement la recette au cas où.Pour la question de me faire accepter, à vrai dire tu es la première à qui j’en parle sans vraiment te connaitre.  Les autres qui le savent sont mes amis de l’Organisation et les autres séides de ma commanderie, donc forcément vis-à-vis d’eux il n’y a aucune gêne.  J’avoue que je suis surprise d’apprendre que certains n’acceptent pas le fait d’être un peu différent alors qu’ils côtoient l’insolite à longueur de journée, c’est pas un chouia hypocrite? Pour ce qui est d’assumer je n’ai pas trop le choix.  Je me suis trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, je me suis fait mordre et du coup j’ai chopé une « maladie » qui fait en sorte que je risque de me transformer en loup, faut bien l’accepter un jour ou l’autre.  Et puis comme je te l’ai déjà dit je ne crains plus la lune donc les effets de mon accident sont minimes. Le seul souci c’est qu’apparemment si je m’énerve trop je risque de me transformer, un effet secondaire du remède qui me transforme en une espèce de Hulk version loup.


Ah rien que ça ? Hulk loup ? Je me retiens momentanément de m'énerver et donc de me transformer en le voulant ou non en lionne adulte en pleine forme et avec gros appétit recherchant viande fraîche dans l'immédiat. Non, je reste calme et je retiens cette instinct félin qui monte en moi. 
Sylvia doit bien percevoir le malaise car entre cette odeur insupportable de chien-loup et cette félinité qui monte, je dois m'appuyer un peu contre le mur pour éviter de tomber à la renverse. 
- Si tu le dis, tu dois le savoir... 


J'avais dit ça d'un ton neutre car je n'avais toujours pas parlé de ma ... nature particulière. J'espérais qu'elle n'était pas au courant, ce qui était peu probable. Je repris enfin ma respiration et pus la regarder dans les yeux. Je reculai un peu contre le mur et toussai, pliée en deux.
- Tu veux pas qu'on ... bouge ? 

Et avant qu'elle parle, j'étais déjà hors du couloir. Je ne pensais pas être aussi allergique aux canidés de tout poil mais c'est vrai que je n'en avais presque jamais croisé. Je pris la main de Sylvia et la pressai.
- Tu veux bien venir dans ma chambre à l'hôtellerie ? Je serai plus à l'aise... Enfin on... 

Je ne lui demandai pas son avis car déjà, je la traînais vers ma chambre. Mais je m'arrêtai à l'infirmerie. Je tendis l'oreille et, n'entendant personne, j'entrai pour voler un tube d'aspirine, une boîte de Dolipranne et des pastilles pour la gorge. Je ressortis et croisai le regard de Sylvia. 
- Eh ben quoi ? C'est pas si grave, je prends que ce qui est très courant et avec beaucoup de réserve. C'est juste pour être sûr d'en avoir dans ma chambre. 

Je repartis cette fois sans être sûr qu'elle me suivait. Je marchais plus vite et ne m'arrêtais que devant ma porte, freinant presque en catastrophe en m'agrippant à la poignée. Je devais avoir l'air ridicule avec des médicaments dans ma poche gauche et moi agrippée à une poignée de porte comme un naufragé à sa bouée qu'on lui a jeté du haut d'un bateau. J'ouvris en grand la porte et la laissait comme ça alors que je cherchai dans mon bazar un verre et une bouteille d'eau. Je finis par récupérer un gobelet et un filet d'eau au bout de mon robinet. 
- Désolée, ce n'est pas rangé... Pas du tout oui.

Oui en effet. Le lit n'était pas fait, des vêtements et des livres traînaient par terre, de la nourriture s'égarait un peu partout et mes placards étaient ouverts. J'avalai mon aspirine avec un peu d'eau et m'écroulai sur mon lit entre un vieux tee-shirt sale et un jean froissé. Je fronçai les sourcils et plissai le nez, j'attrapai les choses qui traînaient par terre, vêtements et livres en même temps. 
- Si tu veux bien m'excuser, je range tout. Tu veux boire ou manger ? 

En quelques minutes, j'avais expédié les vêtements dans le panier de linge sale quasi plein à présent, les placards étaient fermés, l'eau chauffait dans ma bouilloire, mes livres et vêtements propres étaient rangés et la nourriture était soit dans mes placards soit dans ma poubelle vraiment pleine maintenant. 
- Thé ou café ? 

Je lui tendis un gobelet avec le choix entre un sachet de thé et un sachet de poudre de café car, la bouilloire s'étant manifestée en sifflant bruyamment, je n'avais pas entendu son choix. L'aspirine avait calmé ma poussée d'allergie, je pus donc m'approcher de Sylvia sans tourner de l'oeil. J'avais versé de l'eau chaude dans mon gobelet avec un sachet de thé mais je me contentai de touiller le morceau de sucre jusqu'à ce qu'il se dissolve totalement. Je finis par poser mon gobelet sur ma table de nuit et prit les mains de Sylvia. J'attendis une minute environ puis je me mis à murmurer : 
- Je ne suis pas une fille normale. J'imagine que tu t'en doutes. Tu as dû en entendre parler. Oui, c'est vrai, je ne suis pas totalement humaine. Je suis née mi-humaine mi.... mi-féline. Je suis née comme ça. Ma mère m'a abandonné, une médecin lui avait dit ce que j'étais. Un chevalier passait à l'hôpital, il a remarqué ma double aura particulière et il a compris peu après que j'étais un félin. On m'a gardé ici quelques mois, je n'étais pas bien traitée, ce n'était pas la foule autour de mon berceau. J'ai fini par faire une crise et je me suis transformée en lionceau. Déjà que les chanceliers me voyaient d'un mauvais oeil, là ils ont vu une menace et plusieurs voulaient me tuer pour éviter un drame. Finalement, on m'a envoyé chez un vieux couple de chevalier en Bretagne et on m'a oublié. Le vieux couple a déclaré à leur entourage que j'étais une orpheline qu'ils gardaient par le biais d'une association humanitaire. Ils m'ont assez vite instruite sur moi-même, de toute façon je le savais que je n'étais pas normale. Le jour de la rentrée de sixième, une fille, une certaine Cathy s'est moquée de mon vieux sac rose. Je me suis transformée en lion et j'ai failli la tuer. L'Organisation a effacé le collège entier et le vieux couple m'a ramené vite fait à Paris. Ils ont attendu un an en me cachant comme une pestiférée et puis ils m'ont laissé à l'Organisation le jour de l'entrée des apprentis. J'ai eu mon petit succès durant ma montée en grade. Je n'étais pas trop appréciée, on répandait des rumeurs sur moi et je séchais les cours, préférant étudier dans ma chambre. J'ai passé un BAC en candidat libre et j'ai fini par être adoubée un soir à la sauvette. Je me suis renfermée sur moi-même. J'étais seule, asociale, violente et insupportable. J'ai fini par tomber sur quelqu'un de bien, la première personne qui m'a montré que j'étais un être humain : une jeune séide, Clara Quémeneur, une cousine alsacienne de Constance Quémeneur. J'ai enfin vu que tout le monde ne me haïssait pas mais je sais que je n'aurai jamais une grande popularité. Au moins, je me suis plus ouverte et j'essaye de montrer aux autres mon vrai visage, celui d'une séide aimable et sérieuse, pas un monstre. Mais bon, ce n'est pas gagné. Je commence tout juste à avoir des petites missions sans intérêt alors que je suis séide depuis longtemps. J'ai des missions de débutant, pas très loin et pas dangereuses ni palpitantes. 

J'avais débité ma tirade sur un ton triste, mélancolique, un peu fataliste. Sylvia partageant ma condition, j'étais au moins sûr qu'elle n'allait pas hurler. A vrai dire, je ne savais pas qu'elle serait sa réaction. Je sentis une longue larme couler lentement, très lentement sur ma joue droite. Elle s'arrêta au menton, suspendue en l'air, tel un acrobate avant sa réception, un trapéziste après son saut quand il va rattraper son trapèze. Puis elle tomba et s'écrasa par terre, à mes pieds. 
- Toi, tu as eu un début de vie normal. Tu as connu une famille heureuse, de l'amour, des amis. Je suis amère et jalouse de tout ça. Mes amis sont les livres, je commence à me sociabiliser mais ce ne sera jamais parfait. Il y aura toujours des gens qui m'accableront de critiques. Comme si j'étais responsable. 

Je pris le gobelet et avalai le thé chaud et sucré. J'esquissai un mince sourire : c'était bon, si bon. 




PS : confession triste tada tada XD ! 
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MessagePosté le: Sam 15 Fév - 17:48 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

J’ai l’impression que Féline est sur le point de se sentir mal car elle s’appuie contre le mur, j’hésite à m’approcher pour la soutenir mais je me ravise en me disant que c’est peut-être ma…particularité qui lui fait cet effet.

- Si tu le dis, tu dois le savoir… 


Je ne suis pas sûre de saisir le sens de sa phrase, ben oui je dois le savoir puisque c’est désormais mon quotidien.  Heureusement pour moi Féline ne semble pas attendre de réponse, trop occupée à s’appuyer contre le mur.  Après une brève quinte de toux elle se reprend et me regarde:


- Tu veux pas qu'on ... bouge ? 


Décidément elle ne semble vraiment pas dans son assiette.  Pourtant malgré son presque malaise récent elle file dans les couloirs à une vitesse que je n’aurais pas attendue et je dois presque courir pour ne pas la perdre.


- Tu veux bien venir dans ma chambre à l'hôtellerie ? Je serai plus à l'aise... Enfin on… 


Je hoche la tête mais je ne sais pas si elle l’a remarqué.  Quoi qu’il en soit elle m’entraine dans les couloirs avec une aisance que j’admire, à peine avons-nous tourné deux fois que je suis complètement perdue.  Faudra vraiment que je m’habitue à la taille de cette chancellerie.  Je manque de me cogner contre ma guide car elle s’est arrêtée net.  Elle entre dans une pièce et en ressort presque aussitôt avec quelques boites de médicament.  Je la regarde d’un air interrogateur, pas exactement sûre de ce qu’elle compte faire de tout ça mais ne fais pas de commentaire.


- Eh ben quoi ? C'est pas si grave, je prends que ce qui est très courant et avec beaucoup de réserve. C'est juste pour être sûr d'en avoir dans ma chambre. 



Ah bon.  Je hausse les épaules, après tout ce qu’elle fait ne me regarde pas et si à chaque fois qu’elle croise quelqu’un avec une odeur de chien ça lui fait cet effet je comprends qu’elle veuille avoir des réserves.  À peine ai-je formulé cette pensée dans mon esprit que je me fais une claque mentale, ce n’est pas l’odeur de mon chien qui est la cause de son mal-être mais la mienne, et je doute que les presque loup-garous soient légion par ici.


À peine a-t-elle prononcé ces trois phrases qu’elle repart de plus belle, m’obligeant à nouveau à cavaler pour ne pas la perdre.  Elle s’arrête net devant une porte mais cette fois j’ai anticipé et j’ai pris mes distance pour éviter de lui foncer dedans.  Elle pousse la poignée et je pénètre à sa suite dans une chambre, la sienne apparemment.  Je regarde autour de moi, et elle interrompt les pensées qui me filent dans la tête en prenant la parole:


- Désolée, ce n'est pas rangé... Pas du tout oui.  Si tu veux bien m'excuser, je range tout. Tu veux boire ou manger ? 


Mais à peine a-t-elle fini sa question qu’elle repart de plus belle, rangeant sa chambre à une vitesse que j’aurais crue impossible (et dire que moi je dois parfois mettre trois heures à me décider et autant à ranger avec moins d’efficacité qu’elle!)  Une fois que la tempête Féline (qui a eu l’effet inverse d’une tempête) s’est calmée elle reprend la parole:


- Thé ou café ? 


Je souris:


- Thé plutôt, sinon je ne vais pas fermer l’oeil de la nuit.


Malheureusement la bouilloire répond en même temps que moi, couvrant ma réponse.  Je prends le gobelet que Féline me tend et cale la ficelle du sachet de thé sur le bord, l’empêchant de glisser.  Féline touille dans sa tasse, l’air songeur et moi j’attends patiemment que le thé daigne se répandre dans l’eau.  Je viens de poser mon gobelet sur la table à ma droite quand Féline s’approche et prend mes mains, apparemment son « allergie » est passée parce qu’elle n’a pas l’air de se sentir mal.  Après un temps de flottement elle prend la parole:


- Je ne suis pas une fille normale. J'imagine que tu t'en doutes. Tu as dû en entendre parler. Oui, c'est vrai, je ne suis pas totalement humaine. Je suis née mi-humaine mi.... mi-féline. Je suis née comme ça. Ma mère m'a abandonné, une médecin lui avait dit ce que j'étais. Un chevalier passait à l'hôpital, il a remarqué ma double aura particulière et il a compris peu après que j'étais un félin. On m'a gardé ici quelques mois, je n'étais pas bien traitée, ce n'était pas la foule autour de mon berceau. J'ai fini par faire une crise et je me suis transformée en lionceau. Déjà que les chanceliers me voyaient d'un mauvais oeil, là ils ont vu une menace et plusieurs voulaient me tuer pour éviter un drame. Finalement, on m'a envoyé chez un vieux couple de chevalier en Bretagne et on m'a oublié. Le vieux couple a déclaré à leur entourage que j'étais une orpheline qu'ils gardaient par le biais d'une association humanitaire. Ils m'ont assez vite instruite sur moi-même, de toute façon je le savais que je n'étais pas normale. Le jour de la rentrée de sixième, une fille, une certaine Cathy s'est moquée de mon vieux sac rose. Je me suis transformée en lion et j'ai failli la tuer. L'Organisation a effacé le collège entier et le vieux couple m'a ramené vite fait à Paris. Ils ont attendu un an en me cachant comme une pestiférée et puis ils m'ont laissé à l'Organisation le jour de l'entrée des apprentis. J'ai eu mon petit succès durant ma montée en grade. Je n'étais pas trop appréciée, on répandait des rumeurs sur moi et je séchais les cours, préférant étudier dans ma chambre. J'ai passé un BAC en candidat libre et j'ai fini par être adoubée un soir à la sauvette. Je me suis renfermée sur moi-même. J'étais seule, asociale, violente et insupportable. J'ai fini par tomber sur quelqu'un de bien, la première personne qui m'a montré que j'étais un être humain : une jeune séide, Clara Quémeneur, une cousine alsacienne de Constance Quémeneur. J'ai enfin vu que tout le monde ne me haïssait pas mais je sais que je n'aurai jamais une grande popularité. Au moins, je me suis plus ouverte et j'essaye de montrer aux autres mon vrai visage, celui d'une séide aimable et sérieuse, pas un monstre. Mais bon, ce n'est pas gagné. Je commence tout juste à avoir des petites missions sans intérêt alors que je suis séide depuis longtemps. J'ai des missions de débutant, pas très loin et pas dangereuses ni palpitantes. 



C’est ce qu’elle a dit de plus long depuis que je l’ai croisée et la larme qui s’écrase à ses pieds prouve qu’il lui a coûté de déballer tout ça.  Je m’énerve, pas contre elle mais contre ces personnes qui ont jalonné sa vie et ont eu réaction bornée sur réaction bornée.  Je m’énerve parce que c’est stupide d’écarter quelqu’un parce qu’il ou elle est différent et je m’énerve enfin parce qu’une bande d’abrutis avec des réflexes moyenâgeux (ben oui, se débarrasser d’un enfant parce qu’elle a des super-pouvoirs ça fait un peu chasse aux sorcières) a réussi à faire se refermer sur elle-même Phéline.  Je respire, ça ne sert à rien de m’énerver, elle n’y est pour rien et manquerait plus qu’elle s’imagine que je suis fâchée contre elle!


- Toi, tu as eu un début de vie normal. Tu as connu une famille heureuse, de l'amour, des amis. Je suis amère et jalouse de tout ça. Mes amis sont les livres, je commence à me sociabiliser mais ce ne sera jamais parfait. Il y aura toujours des gens qui m'accableront de critiques. Comme si j'étais responsable. 



En fait c’est surtout la dernière phrase qui m’interpelle.  « Comme si j’étais responsable ».  Si elle est responsable d’un truc qui lui est tombé dessus à sa naissance, alors moi je le suis encore plus pour mon accident.  Pourtant n’importe quelle personne normalement constituée sait que même sans être défaitiste il y a certaines choses auxquelles on ne peut rien.  Je repense à cette histoire de sang, ça me fait penser à une trilogie que j’ai lue en sixième primaire mais je ne parviens pas à m’en rappeler le titre.


- Tu sais si tu es responsable de ta…particularité, je le suis au moins autant.


Je hausse les épaules avant d’ajouter:


- Mais aucune de nous n’est responsable, c’est juste un mauvais tour du destin (et pourtant je ne suis pas du genre à croire au destin).


Je prends une gorgée de mon thé, le temps de préparer ce que je vais dire dans ma tête.


- Plus sérieusement je trouve ça franchement nul ce qui t’est arrivé, et je peux comprendre que tu sois amère à cause de ça, je trouve simplement dommage que tu te sois refermée à cause d’une bande de bornés.  En revanche je pense que tu te trompes quand tu dis que tu n’es pas totalement humaine, c’est faux.  Tu n’es simplement pas SEULEMENT humaine et c’est différent.  


Je me tais, j’ai envie d’ajouter autre chose mais j’ai peur de la blesser, après tout je ne la connais pas vraiment et je ne sais pas comment elle réagira à ce que je veux dire.  Tant pis, je cours le risque.


- J’imagine que pour toi qui as eu l’impression que le ciel te tombait sur la tête dès ta naissance c’est plutôt dur à entendre mais je pense que beaucoup de personnes sont tout simplement jalouses.  Il y a quelques mois j’aurais trouvé ça trop cool de pouvoir me transformer en animal et j’en aurais rêvé.  Maintenant que ça m’arrive je me rends compte que ce n’est pas forcément tout rose mais j’espère bien un jour arriver à en faire un avantage.
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MessagePosté le: Mer 19 Fév - 18:57 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

- Tu sais si tu es responsable de ta…particularité, je le suis au moins autant.
J'écarquillai les yeux, prête à lui demander en quoi elle était responsable. Mais elle continua sur sa lancée : 

- Mais aucune de nous n’est responsable, c’est juste un mauvais tour du destin (et pourtant je ne suis pas du genre à croire au destin).
Je croyais un peu au destin, quand je ne savais plus à quoi croire. Pareil pour Dieu. Il fallait parfois se raccrocher à quelque chose pour espérer mais généralement je ne croyais en rien. Après avoir avalé son thé, elle reprit : 

- Plus sérieusement je trouve ça franchement nul ce qui t’est arrivé, et je peux comprendre que tu sois amère à cause de ça, je trouve simplement dommage que tu te sois refermée à cause d’une bande de bornés.  En revanche je pense que tu te trompes quand tu dis que tu n’es pas totalement humaine, c’est faux.  Tu n’es simplement pas SEULEMENT humaine et c’est différent.  
- Tu joues sur les mots Sylvia, ça revient au même. Je suis une sorte de sang-mêlée. Parfois, je pense à la légende du Minotaure mais ce n'est pas crédible, ce n'est qu'une légende et puis j'ai plusieurs formes de félins en plus de la forme humaine. 


Sylvia hésita à répondre puis finalement déclara : 
- J’imagine que pour toi qui as eu l’impression que le ciel te tombait sur la tête dès ta naissance c’est plutôt dur à entendre mais je pense que beaucoup de personnes sont tout simplement jalouses.  Il y a quelques mois j’aurais trouvé ça trop cool de pouvoir me transformer en animal et j’en aurais rêvé.  Maintenant que ça m’arrive je me rends compte que ce n’est pas forcément tout rose mais j’espère bien un jour arriver à en faire un avantage.

Un avantage ? Comment peut-on voir ce poids comme un avantage ? Epuisée, je me tasse sur moi-même. Mon odorat par contre tente ma curiosité en reniflant de loin cette chère Sylvia. 
- Mmmh... Est-ce que tu portes un parfum ? Tu as un chien en plus non ? Et tu vis en couple, je me trompe ? 
L'odeur du chien, un peu différent de la sienne, avait laissé des traces. Quand au parfum, j'étais un mauvais nez donc je me contentai de poser la question. Pour le couple, ce n'était pas le nez mais une impression fugace. Une fille seule comme elle ne serait pas aussi joyeuse et pleine de vie si elle n'était pas entourée. Bon après, ce n'était que mon opinion de chat maussade, déprimée et paresseuse. 

- Tu as déjà visité un peu la Confrérie ? D'ailleurs que fais-tu là ? Tu es venue pour ... la conférence ?
J'en avais entendu parler à la cafétéria. J'avais eu une place par une collègue mais je n'étais pas sûr d'y aller. Certes, c'était une occasion unique de voir cet alchimiste, John Trippletoe, mais je n'étais pas particulièrement attirée par les portails. Je préférais potasser au fond de la bibliothèque, surtout avec ce si beau François. 

- Les portails sont assez rasoirs parfois, je ne suis pas sûre d'aller à la conférence si c'est pour m'ennuyer. Tu t'intéresses aux portails ou c'est juste pour rencontrer cet alchimiste réputé ? 

Je me levai soudainement pour aller chercher dans mon placard une boîte de biscuits chocolatés. J'en avais tellement envie, je n'écoutai que mon estomac qui me suppliait intérieurement de satisfaire cette envie pressante de gâteaux. J'ouvris la boîte et sortis un sachet, prête à l'ouvrir et le dévorer quand un doute me vint : ne fallait-il pas lui en proposer ? Trop affamée, je me contentai de lui lancer le sachet et de prendre le suivant, l'ouvrant à la va-vite et en me ruant dessus comme un lion sur une gazelle. Après avoir avalé le sachet entier, c'est-à-dire 4 biscuits, en deux minutes chrono, je froissai entre mes mains le papier et le jetai dans ma corbeille à papiers. 
- Ouh ça fait du bien, lançais-je en souriant. 

J'étais en pleine forme. J'avalai une nouvelle tasse de thé et souris à Sylvia. Et une idée germa dans mon esprit, je fis un sourire espiègle à Sylvia et cligna de l'oeil. 
- Tu préfères visiter la Confrérie ou aller au parc en face pour qu'on aille se défouler en animal ? 

Je m'assis à côté d'elle, j'avais envie de me dégourdir et j'avais encore le temps avant mon rendez-vous avec François. Mon idée était assez étrange mais pour une fois que j'avais une camarade comme moi, j'avais envie de me défouler, de m'amuser et de profiter enfin de ma part animale. Je me levai et lui pris les mains en sautillant. 
- Je suis contente d'avoir une camarade comme moi ! C'est super ! 

J'avais certes l'air d'une enfant mais j'avais l'impression d'avoir une vraie amie. Je me mis à battre des mains et à faire des pirouettes en chantonnant. Puis, les joues rouges, je me rassis sur mon lit avec un sourire gêné. 
- Pardon, c'est tellement bien d'avoir une .... amie ?




Je me comportai comme une enfant et j'en avais conscience mais je ne pouvais m'en empêcher. C'était une seconde nature chez moi, une adulte et une enfant, une humaine et une fille, j'étais faite en 50/50. J'en aurais bien fait une blague mais ça aurait été un peu étrange. J'étais un peu pensive, mais je finis par me rendre compte que je n'écoutais plus Sylvia. 
- Oh pardon, dis-je encore rouge, tu disais ? Je suis souvent ailleurs, même en pleine conversation... 
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MessagePosté le: Sam 22 Mar - 10:37 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

Comme écrasée par ce que je viens de dire, Féline se tasse sur elle-même, je m’en veux d’en être la cause mais j’ai le sentiment d’avoir bien fait de dire le fond de ma pensée, peut-être qu’avec le temps elle comprendra ce que je veux dire?  Ou que ça la fera réagir?


- Mmmh... Est-ce que tu portes un parfum ? Tu as un chien en plus non ? Et tu vis en couple, je me trompe ? 


Waouw, sacrée intuition ou sacré flair (ou les deux) deux hypothèses correctes sur trois!  En mission elle doit cartonner.


- Non, je ne porte pas de parfum mais j’imagine que tu dois sentir mon shampoing, il a une odeur un peu forte.  Par contre pour le chien et le couple la réponse est oui, j’ai un chien nommé Indiana et mon copain s’appelle Matthieu mais ils sont tous les deux restés en Belgique.


J’imagine que c’est bizarre de placer son chien avant son copain mais je ne fais que répondre aux questions en suivant l’ordre dans lequel elle les a posées.


- Tu as déjà visité un peu la Confrérie ? D'ailleurs que fais-tu là ? Tu es venue pour ... la conférence ?


Décidément de nouveau en plein dans le mille!  Je souris en répondant:


- J’ai dû visiter à peu près le tiers de la chancellerie en me perdant dans les nombreux couloirs mais je serais incapable de m’y orienter correctement, c’est un vrai labyrinthe!  Je suis là pour la formation sur les portails donc aussi pour la conférence si tu parles bien de celle de John Trippletoe.


- Les portails sont assez rasoirs parfois, je ne suis pas sûre d'aller à la conférence si c'est pour m'ennuyer. Tu t'intéresses aux portails ou c'est juste pour rencontrer cet alchimiste réputé ? 


Je manque de m’étrangler avec ma gorgée de thé et tente à grand-peine de retenir la crise de fou-rire qui menace d’éclater.  Sans le savoir Féline a fait surgir une image des plus cocasses dans ma tête: celle de l’alchimiste américain entouré de fans venus demander des autographes pendant qu’une bande de journalistes et de photographes le suit.  L’absurdité et l’improbabilité de cette scène ont raison de moi et j’éclate de rire avant de me calmer pour éviter que Féline s’imagine que je me fiche d’elle:


- Désolée, tes mots m’ont fait imaginer une scène hilarante mais je ne voulais pas me moquer de toi.  Je viens pour les portails parce que je trouve ça fascinant, ça doit être dingue de faire un pas en avant puis de se retrouver dans une époque ou même un monde totalement différent, j’avoue que s’il n’y avait pas l’incertitude quand au retour je ne résisterais probablement pas à l’envie d’aller faire une petite excursion dans le temps.


Un sachet de biscuits au chocolat atterrit sur mes genoux après avoir décrit une magnifique courbe et je remercie Féline avant de l’ouvrir pour en sortir un biscuit.    Deux minutes plus tard Féline a fini un paquet de biscuits alors que je grignote encore le mien, à vrai dire je n’ai pas faim mais je n’ai jamais résisté aux cookies au chocolat, personne n’est parfait!


- Tu préfères visiter la Confrérie ou aller au parc en face pour qu'on aille se défouler en animal ? 



Quelle idée formidablement surréaliste, je me dis que c’est quand on croit que plus rien d’étrange ne peut arriver ou en tout cas nous surprendre qu’on tombe sur un truc encore plus étrange.  J’essaye d’imaginer la tête des touristes devant une louve surdimensionnée et une chatte en train de jouer à chat perché et éclate de rire, c’est le moment que choisit Féline pour me prendre les mains en sautillant, la dernière fois que je me suis retrouvée dans ce genre de situations doit dater de mes primaires…non, je me trompe, la dernière fois c’est quand j’ai annoncé à Camille que Matthieu s’était enfin décidé à me demander de sortir avec lui, j’avais eu l’impression qu’une bombe d’hyperactivité avait rempli la pièce à la suite de cette annonce!


- Je suis contente d'avoir une camarade comme moi ! C'est super ! 


Impossible d’arrêter Féline qui se transforme tout d’un coup en toupie si bien que je ne sais plus où donner de la tête.  Elle finit par se rasseoir légèrement essoufflée.


- Pardon, c'est tellement bien d'avoir une .... amie ?



Pourquoi ai-je l’impression qu’elle a hésité en prononçant le dernier mot?  Mon imagination sans doute, mes amis et ma famille me disent souvent que j’ai trop d’imagination mais c’est sans doute un effet secondaire de mon appartenance à l’Organisation: on finit par accepter que l’impossible est probable et on se met à imaginer des solutions insolites aux choses les plus anodines.


- Ben dis-donc, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on s’ennuie pas avec toi!  Et ça c’est pas une conséquence de ta part animale parce qu’il n’y a pas d’animaux plus pachas que les félins.


Bon, en ce qui concerne le dernier je ne suis pas totalement sure de ce que j’avance parce que les léopards prennent un malin plaisir à me contredire mais on ne peut pas dire que les chats de compagnie et les lions soient des animaux très actifs!


- Par contre je suis désolée de devoir réfréner ton enthousiasme mais je ne suis pas sûre que ce soit génialement conforme à la règle des trois S d’aller se balader en louve à l’extérieur, un chat c’est passe-partout mais une louve c’est dur à justifier en plein Paris et puis je ne sais même pas comment ça marche pour me transformer, pour le moment j’en suis plutôt au stade d’évitage de transformation ou limite de détransformation.


Je ne raffole pas du rôle de « grande fille raisonnable » mais il serait quand même sacrément dommage de se faire effacer juste maintenant (ou de se faire effacer tout court en fait).  Paraissant émerger d’une longe rêverie Féline lance:


- Oh pardon, tu disais ? Je suis souvent ailleurs, même en pleine conversation… 


- Pas grave, je disais que ça serait bête de se faire effacer pour ne pas avoir respecté la règle des trois S, une louve en plein Paris c’est quand même franchement improbable, plus qu’une chatte en tout cas.  Et puis je n’ai aucune idée de comment je dois me transformer, j’en suis plutôt au stade où j’essaye de ne pas me transformer ou, si ça ne marche pas, de me détransformer au plus vite.
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MessagePosté le: Sam 5 Avr - 19:34 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

- Ben dis-donc, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on s’ennuie pas avec toi!  Et ça c’est pas une conséquence de ta part animale parce qu’il n’y a pas d’animaux plus pachas que les félins. Par contre je suis désolée de devoir réfréner ton enthousiasme mais je ne suis pas sûre que ce soit génialement conforme à la règle des trois S d’aller se balader en louve à l’extérieur, un chat c’est passe-partout mais une louve c’est dur à justifier en plein Paris et puis je ne sais même pas comment ça marche pour me transformer, pour le moment j’en suis plutôt au stade d’évitage de transformation ou limite de détransformation.
Je ne savais que répondre alors je me tus. J'étais dans mes pensées mais une comptine me trotta dans la tête, celle que j'entendai lors de mon enfance : 
Petit chat petit chat 
Dans l'herbe trotta
Petit chat petit chat 
Sur la route se retrouva
Petit chat petit chat
Une voiture arriva tout droit
Petit chat petit chat
Sur le bitume retomba
Petit chat petit chat
Dans le talus roula
Petit chat petit chat
Dans la boue sale décéda
Je fermais les yeux, je n'entendais plus rien. Je marmonnai ma réplique et j'entendis au loin la réponse de Sylvia : 
- Pas grave, je disais que ça serait bête de se faire effacer pour ne pas avoir respecté la règle des trois S, une louve en plein Paris c’est quand même franchement improbable, plus qu’une chatte en tout cas.  Et puis je n’ai aucune idée de comment je dois me transformer, j’en suis plutôt au stade où j’essaye de ne pas me transformer ou, si ça ne marche pas, de me détransformer au plus vite.
Je balbutiai quelque chose qui ressemblait à :
- Oui, oui tu as raison... 
Puis je levai les yeux et lui dit : 
- Alors que veux-tu faire ? On se fait une visite de la Confrérie ? Et après je te ferai goûter mon gâteau préféré à la cafèt, une tuerie ! Une pyramide de palets glacés ou cuits à tous les goûts, fondants dans la bouche. 
Je lui tendis la main pour l'inciter à me suivre. En faisant l'article de cette recette, mes yeux brillaient. 


Soudain mon téléphone se mit à sonner brusquement : c'était François. 
- Oh François, excuse-moi je suis avec une am... une collègue séide .... Tu es à la bibliothèque ? .... D'accord, j'arrive .... A tout de suite. 
Je raccrochai et dit à Sylvia : 
- Est-ce que ça t'ennuie si on passe par la bibliothèque ? J'avais rendez-vous avec un collègue séide pour des recherches mais puisque tu es perdue, je vais te faire visiter. Les recherches attendront. Par contre, il m'a demandé de passer deux minutes, il veut me montrer quelque chose. Tu viens avec moi ? 
Mais déjà j'ouvris ma porte, emportant ma besace avec moi. Elle ne me quittait presque jamais quand je sortais de ma chambre. Il y avait tout dedans, tout ce qui me tenait à coeur. 
En quelques minutes, j'étais devant la bibliothèque, légèrement essoufflée. J'ignorai si Sylvia suivait mais je voulais absolument voir François avant de m'occuper de Sylvia. Je savais que l'atmosphère calme et studieuse de la bibliothèque m'apaiserait. 
- François ? chuchotais-je en me glissant vers sa table de travail. Où es-tu ?
Soudain un livre tomba sur mon crâne. 
- Ouille ! criais-je en me frottant mon crâne, pourtant bien dur. 
Le livre s'était ouvert en tombant. Il y avait une gravure avec un texte relatant le combat de St Georges avec le dragon. Sur la gravure, St Georges enfonçait son épée dans le ventre du dragon qui tentait de se défendre, toutes griffes dehors. J'allais prendre le livre pour le ranger quand je m'aperçus que le visage du dragon avait été modifié au crayon : on aurait dit ma tête mais avec des oreilles de chat. 
Un second livre tomba, manquant de peu mon épaule droite. Le livre s'ouvrit encore à une page représentant le diable avec toutes les "créatures de l'enfer". Cette fois encore il y avait une tête de félin avec mon visage à la place de la figure du Diable. 
Cette fois, je compris que les livres étaient lancés sur moi intentionnellement et les dessins étaient destinés à me faire de la peine. 
- Où est François ? me mis-je à hurler, bravant ainsi la loi du silence tacite ou non de ce sanctuaire livresque. 
Je me mis avec le Strom et mon odorat à localiser François et son odeur de miel citronné. Il était derrière une bibliothèque à ma gauche. Un livre partit de cette direction et arriva à mes pieds, s'ouvrant comme une fleur sur une page bien choisie. Un monstre mi-homme mi-bête avait cette fois ma tête et attaquait des enfants, les avalant et les déchiquetant dans une mare de sang. 
Alors, à ce moment-là, je fis un scandale à ma manière. Je me mis à hurler, puis à rugir. J'étais métamorphosée en lionne adulte, plein de rage et avec une forte envie de sang frais. Je n'étais absolument pas consciente de mes actes, j'agissais par pulsion, par rage, par colère : François m'avait trahi, humilié, martyrisé, il allait payer. 
L'écume aux lèvres, les crocs apparents, je me mis en chasse au milieu de la bibliothèque heureusement peu fréquentée à cette heure, même quasiment déserte. Deux vieux séides se jetèrent sous la table et une jeune fille, stromillone je crois, laissa tomber son livre pour s'enfuir. J'étais proche de François, je sentais l'odeur de sa peur, de sa sueur. J'avais très envie de le voir souffrir à mes pieds. Mais une voix s'installa dans mon esprit, me tourmentant comme un ultra son : 
Non ! Ne fais pas ça ! Tu n'as pas le droit ! Ne lui laisse pas ce plaisir ! C'est ce qu'il cherche : à ce que tu le blesses pour qu'on te renvoie ou que l'on te tue ! Ne lui donnes pas ce qu'il veut ! Ne bouge plus ! 
Je sentis ma patte droite, que je soulevais pour avancer, bloquée par un filet invisible. 
- Qui fait ça ? dis-je en me concentrant fort pour que mes rugissements deviennent paroles. Qui me bloque, qui me harcèle, qui ? 
J'avais peur, je me sentais traquée, impuissante, humiliée, trahie. Je me sentais seule, isolée. Je crus voir l'ombre de la mort, de la Faucheuse qui s'avançait vers moi. Je pensais en moi, tentant d'envoyer un message à celui ou celle qui me bloquait : 
Je ne veux pas mourir, non je ne veux pas. Sauve-moi ! 






PS : tu n'es pas "obligée" d'être la voix Wink désolée je n'avais pas d'inspi, suis nuuulle Razz
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MessagePosté le: Jeu 17 Avr - 15:56 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

Coup de téléphone et cavalcade, je peine à suivre le rythme effréné que Féline m’impose malgré mon entrainement et mon endurance.  J'ai peur de me cogner contre quelqu’un dans ces couloirs qui se remplissent peu à peu et notre course folle nous vaut quelques regards désapprobateurs sur notre passage.  Puis la bibliothèque apparait, je savais qu’elle était impressionnante mais c'est encore peu dire.  Des livres s’étendent à perte de vue sur d’élégantes étagères.  Je m’arrête à la première, perdant ainsi de vue Féline (et puis de toute façon elle a un rendez-vous, c'est une manière comme une autre de m’occuper en son absence) et je mets un moment à comprendre le rangement des livres qui, à première vue, n’a rien de logique.  


Je suis en train de me promener parmi les rayons quand je l’entends.  Un cri mi-hurlement mi-rugissement retentit dans un coin de la bibliothèque.  Reposant le bouquin que je tenais (Les loups-garous de Lycaon à Jacob Black) et dont la couverture et le titre me faisaient bien rire je pars à sa recherche en me guidant à l’oreille (c’est qu’une Féline en colère ça fait du bruit!)  Alors que je zigzague parmi les rangées de livres je tombe sur un ouvrage ouvert à une page représentant St-Georges et le dragon, sauf qu’un gamin insupportable a dû l’emprunter parce qu’un gribouillis recouvre la tête de ce dernier.  Ailleurs deux autres ouvrages, eux aussi griffonnés, s’ouvrent par terre.  Exaspérée je les ramasse en attendant de les poser quelque part et je reprends ma course pour trouver Féline.  Pour la trouver je la trouve, impossible de la louper!  Elle a en effet pris l’apparence d’une lionne et apparemment la reine des animaux est furibonde.  Acculé à une étagère se trouve un séide, il a l’air mort de peur et en même temps méprisant.  


Parant au plus pressé je m’arrange pour bloquer Féline, je n’aime pas trop jouer à la chasse au lion stromique mais une Féline en colère ça peut faire des dégâts et ce n’est pas la meilleure solution à mon humble avis.  Je ne la vois pas mais je sens la peur qui illumine soudain son regard, je la sens littéralement (ben oui, je suis pas à moitié louve pour rien ^^).  


- Qui fait ça ?  Qui me bloque, qui me harcèle, qui ?


La panique dans sa voix me fait culpabiliser mais au moins elle ne se la joue plus mangeuse d’hommes.  Une autre voix, télépathique celle-là mais encore plus chargée d’angoisse lance:


Je ne veux pas mourir, non je ne veux pas. Sauve-moi ! 



Bon, elle est légèrement parano à mon avis, mais je dois avouer que la retenir ainsi est limite cruel.  Je lui réponds par voie télépathique.


Tout va bien Féline, c’est moi.  Je suis juste en train de t’empêcher de faire une grosse bêtise que tu ne te pardonnerais pas après coup.


Et soudain la raison de son accès de colère me parait limpide.  Je desserre l’étau qui la retient pour la laisser respirer et m’adresse au séide (qui n‘a toujours pas quitté son étagère) à voix haute cette fois, et tant pis temporairement pour la règle de silence dans les bibliothèques.


- Bon, je ne sais pas ce qu’il en est en France, mais en Belgique on ne gribouille pas dans les livres de la bibliothèque et on ne s’amuse pas à les lancer sur les gens.  Ensuite je suis peut-être naïve mais je m’imaginais en venant que les séides de la ville lumière ne se comportent pas comme des élèves de CP avec des jeux aussi stupides, ça m’étonnerait que vous ayez reçu l’accolade majeure pour jouer à la bataille de livres.


Jetant un regard inquiet à Féline, désormais totalement débarrassée de son « filet » stromique il fait un pas dans ma direction.  Un instant je suis tentée de me transformer en louve pour voir sa tête mais je me retiens et lance télépathiquement à Féline:


Tu sais, je pense que tu devrais te retransformer en humaine, parce que là tu confirmes ses préjugés alors que si tu lui fais face sous ta forme humaine ça le désarçonnera en bouleversant ses plans.
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MessagePosté le: Jeu 17 Avr - 16:17 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

Tout va bien Féline, c’est moi.  Je suis juste en train de t’empêcher de faire une grosse bêtise que tu ne te pardonnerais pas après coup.
Non tout ne va pas bien, je suis paniquée. J'ai envie de hurler, de rugir mais je suis bloquée. Je ne peux même pas envoyer une correction à François que je sens effrayé mais aussi satisfait et méprisant. Sylvia s'adresse justement à lui : 
- Bon, je ne sais pas ce qu’il en est en France, mais en Belgique on ne gribouille pas dans les livres de la bibliothèque et on ne s’amuse pas à les lancer sur les gens.  Ensuite je suis peut-être naïve mais je m’imaginais en venant que les séides de la ville lumière ne se comportent pas comme des élèves de CP avec des jeux aussi stupides, ça m’étonnerait que vous ayez reçu l’accolade majeure pour jouer à la bataille de livres. 
Puis à moi : 
Tu sais, je pense que tu devrais te retransformer en humaine, parce que là tu confirmes ses préjugés alors que si tu lui fais face sous ta forme humaine ça le désarçonnera en bouleversant ses plans.
Je lui obéis et en quelques instants, me voilà redevenu Féline humaine. Mon premier mouvement est de faire un signe de tête à Sylvia pour la remercier. Puis d'un coup, j'attrape un des livres que François m'a lancé et grâce au Strom, je le lui envoie en pleine figure. 
- Espèce de sale type ! Tu vas payer ! j'hurle en lui envoyant en prime une claque bien méritée. 
Il tombe par terre en criant à son tour. Des séides approchent timidement, craignant que je me re-transforme en lionne. Je leur lance, furieuse :
- Quoi ? Vous avez peur de mes griffes ? 
Puis j'empoigne François par le col et le traîne hors de la bibliothèque. 
- Alors mon coco, on va aller voir Numéro 7 qui va arranger ce problème. 
Je vois Sylvia qui me suit dans mon dos. J'ai un des livres que François m'a envoyé comme preuve et Sylvia pourra témoigner. François gémit :
- T'es complètement folle ! 
Je le jette contre le mur du couloir et lui envoie un coup de poing, il faut que je me défoule. 
- T'as autre chose à dire ou c'est bon ? 
J'arrive dans le bureau de Numéro 7 et je frappe à la porte, prête à la défoncer. Il ouvre et écarquille les yeux : il est vrai que le visage de François est plein de sang et j'ai l'air d'une demie folle prête à assassiner quelqu'un. 
- Cet individu m'a agressé en pleine bibliothèque, il m'a jeté ce livre et deux autres ouverts à cette page. J'ai .... un peu réagi violemment mais il m'insulte et m'humilie clairement ! 
C'est à ce moment-là que je comprends que j'ai peut-être un poil sur-réagi. Je lâche François sur une chaise, pose le bouquin sur le bureau de Numéro 7 et tourne les talons avant que le chancelier n'est réagi. Je laisse François déblatérer sur mon compte, de toute façon je n'ai pas de défense solide face à un séide que j'ai frappé et qui s'est toujours bien tenu. Je lève les yeux vers Sylvia, je me sens coupable de l'avoir entraîné dans ce problème. 
- Tu m'en veux ? Oui bien sûr que tu m'en veux, suis-je bête. Je suis désolée, je n'aurai pas dû mais il .... il m'a poussé à bout ! Tu comprends ? Non tu ne peux pas comprendre, je te l'ai dit personne ne te fera jamais subir ce genre de traitement ! Sylvia, j'aimerais être ton amie mais .... Je suis différente, différente des autres séides, différente de toi. Je ne sais pas me contrôler, je réagis comme un animal car j'en suis un ! Je ne suis pas animal par accident, mais par naissance. Sylvia ... 
Même si elle ne bouge pas, j'ai l'impression qu'elle s'éloigne de moi. 
- Je n'arrive pas à exprimer autre chose que mon côté animal, je ne suis pas humaine enfin je ne sens pas cette humanité en moi. J'ai l'impression d'être un félin à qui on a mis un masque d'humain pour lui faire oublier qui il est. Qui vois-tu face à toi ? Une humaine ou une féline ? Tu vois la réponse est évidente, je ne suis pas humaine, je ne me comporte pas comme tel. Je suis folle et animale, ils auraient dû m'abattre à la naissance... 
Je ne sais plus ce que je dis, je parle sans m'arrêter et sans réfléchir. 
- Tu veux bien venir avec moi à la cafétéria ? 
Cette question est totalement incongrue mais j'ai faim et c'était notre destination première donc autant y aller. Je lui prends la main et je l'y emmène en marchant d'un pas calme. Je lui montre les portes des différentes salles avec un ton tranquille, comme s'il ne s'était rien passé. La cafétéria est aussi tranquille que moi : un groupe de pages et de stromillons sont installés au fond, un séide travaille sur son ordi en sirotant un café, deux alchimistes travaillent côte à côte sur un plan et Cybille nettoie une table. Je m'installe avec Sylvia à une table un peu isolée. Je suis mal à l'aise. 
- Tu m'en veux toujours ? 
Je soupire puis je me lance : 
- Je t'ai menti. Je me sens humaine, bien sûr car c'est la moitié de moi. Mais tu comprends, on m'a toujours vu comme un animal, une sale bête. J'ai rarement vu quelqu'un me regarder comme une fille normale. Sylvia, être ton amie serait pour moi un honneur ! 
Cet aveu est sincère mais je ne sais pas comment Sylvia le perçoit : une tentative d'apitoiement, une plaidoirie, un chantage affectif ? 
Tu cogites trop ma vieille, me dis-je. 
- Je suis on ne peut plus sincère Sylvia ! Je voudrais devenir humaine et ton amie, voudrais-tu m'aider ? 


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MessagePosté le: Jeu 29 Mai - 12:46 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

L’instant d’avant Féline était une lionne, et maintenant la revoilà sous sa forme humaine.  J’avoue que je préfère ça et je laisse échapper l’ébauche d’un soupir de soulagement.  Soulagement de courte durée car la première réaction de Féline est de balancer un livre vers le séide qui l’a agressée.  Elle se dirige ensuite vers lui à grandes enjambées et lui envoie une claque magistrale en criant:


- Espèce de sale type ! Tu vas payer !


Bon, ben tout compte fait c’est pas mieux sous forme humaine.  Je suis plutôt gênée en remarquant que tout ce chambard a attiré certains des lecteurs vers nous (lecteurs qui d’ailleurs ne semblent pas savoir que faire en cette situation et en qui je reconnais ma propre incapacité à réagir).


- Quoi ? Vous avez peur de mes griffes ? 


Oups, elle est vraiment sortie de ses gonds là!  Sans me laisser le temps d’essayer de la calmer elle empoigne le séide (qui doit être le François qu’elle a mentionné tout à l’heure je suppose) et le traine avec elle, ne me laissant pas vraiment d’autre choix que de la suivre.


- Alors mon coco, on va aller voir Numéro 7 qui va arranger ce problème. 


- T'es complètement folle ! 


Ca me fait mal de l’avouer mais là je suis sur le point de donner raison à François, si un jour je devais expliquer le sens du mot « surréagir » je pense que Féline en ce moment en serait l’exemple le plus évident.  À propos de surréagir la voilà qui colle François au mur et lui balance un coup de poing.  


- T'as autre chose à dire ou c'est bon ? 


Je veux réagir mais trop tard, elle reprend sa route.  Malgré mon malaise évident (ben oui, là je commence franchement à me demander si elle n'est pas un peu psychopathe sur les bords parce que réagir au quart de tour comme ça c’est pas normal), je la suis à nouveau dans un dédale incompréhensible de couloirs.  On m’avait pas dit que j’étais partie en Grèce!  Enfin Féline s’arrête devant une porte, frappe, puis attend.  Derrière elle je ne sais pas trop quelle attitude adopter, j’ai compris qu’il s’agit du bureau de Numéro 7 et me retrouver en plein réglage de compte dès mon arrivée n’est pas super j’ai l’impression.  Il ouvre et masque avec peine la surprise qui envahit son visage.  Bon, s’il est surpris c’est bon signe, c’est qu’elle ne fait pas ce genre de scènes tous les jours.  Et puis même si elle démarre apparemment au quart de tour je ne peux m’empêcher de penser que le François en question est aussi en cause, au moins autant qu’elle.


- Cet individu m'a agressé en pleine bibliothèque, il m'a jeté ce livre et deux autres ouverts à cette page. J'ai .... un peu réagi violemment mais il m'insulte et m'humilie clairement ! 


« Un peu réagi violemment ».  Oui, c’est une manière de le dire.  J’attends la réaction du chancelier mais avant qu’il puisse dire le moindre mot, Féline tourne les talons et quitte la pièce.  Gênée je lance un petit


- Désolée, je crois qu’il vaut mieux que j’essaye de la rattraper.


avant de la suivre.  Quelle bande de cinglés, j’espère que tout le monde n’est pas comme ça au Louvre!  Bon, là faudrait que j’arrête parce que ça doit être la quinzième fois que je me fais cette réflexion.  Je rejoins Féline qui s’est arrêtée un peu plus loin.  Elle se tourne vers moi.


- Tu m'en veux ? Oui bien sûr que tu m'en veux, suis-je bête. Je suis désolée, je n'aurais pas dû mais il .... il m'a poussé à bout ! Tu comprends ? Non tu ne peux pas comprendre, je te l'ai dit personne ne te fera jamais subir ce genre de traitement ! Sylvia, j'aimerais être ton amie mais .... Je suis différente, différente des autres séides, différente de toi. Je ne sais pas me contrôler, je réagis comme un animal car j'en suis un ! Je ne suis pas animal par accident, mais par naissance. Sylvia … 


J’ai une furieuse envie de lui lancer un truc comme « Tu n’es un animal que parce que tu t’es convaincue que tu en es un » ou « Justement, tu es animal depuis plus longtemps que moi, tu devrais être plus capable de te contrôler » ou encore « T’inquiète, quand j’ai été mordue j’ai passé trois nuits à essayer de bouffer tout le monde. »  Je ne dis rien, elle veut encore dire quelque chose, les pensées qui se bousculent dans sa tête sont presque palpables.


- Je n'arrive pas à exprimer autre chose que mon côté animal, je ne suis pas humaine enfin je ne sens pas cette humanité en moi. J'ai l'impression d'être un félin à qui on a mis un masque d'humain pour lui faire oublier qui il est. Qui vois-tu face à toi ? Une humaine ou une féline ? Tu vois la réponse est évidente, je ne suis pas humaine, je ne me comporte pas comme tel. Je suis folle et animale, ils auraient dû m'abattre à la naissance… 


Elle par contre elle ne lit clairement pas en moi aussi bien qu’elle le croit.  Bien sûr que non je ne la vois pas comme un animal, déjà elle se fait beaucoup trop de noeuds au cerveau pour en être un, ensuite elle est bien trop hyperactive pour être un félin et pour finir j’ai envie de lui crier « non mais tout le monde est différent des autres », mais quelque chose me dit que ce genre de phrases est bien trop cliché et dégoulinante de bons sentiments pour ne pas sonner faux dans ma bouche.


- Tu veux bien venir avec moi à la cafétéria ? 


Tant mieux, on vient de revenir à une conversation plus normale et je hoche la tête, soulagée qu’elle ne cherche pour le moment plus à me démontrer par a plus b qu’elle n’a plus sa place ici.  En chemin notre conversation garde ce tour normal et je me détends, elle semble enfin revenue sur Terre.  La cafétaria du Louvre me plait.  Calme, bien éclairée, conviviale.  Nous nous installons et là elle recommence à partir sur ses histoires de non-humanité.


- Tu m'en veux toujours ? 


Mince, elle a eu l’impression que je lui en voulais?  En soi oui, elle n’a peut-être pas tort.  Une part de moi est énervée d’être embarquée dans cette affaire bizarroïde, mais cette part était si petite, vraiment loin d’être majoritaire!  Après un soupir digne d’une chambre à air de vélo qui meurt elle recommence à parler.


- Je t'ai menti. Je me sens humaine, bien sûr car c'est la moitié de moi. Mais tu comprends, on m'a toujours vu comme un animal, une sale bête. J'ai rarement vu quelqu'un me regarder comme une fille normale. Sylvia, être ton amie serait pour moi un honneur ! 



Bon, point positif elle commence à se rendre compte que jouer les bêtes féroces n’est pas la seule chose qu’elle sache faire!  Et accessoirement le fait d’être séide est déjà en soi une anomalie mais ça je ne le relève pas.


- Je suis on ne peut plus sincère Sylvia ! Je voudrais devenir humaine et ton amie, voudrais-tu m'aider ? 


Et là je me rends compte que plongée dans mes pensées je n’ai pas encore répondu.  Oups, c’est vache pour elle.  Je réponds calmement avec un petit sourire:


- Ca me fait plaisir que tu dises enfin toi-même que tu n’es pas juste animale, je commençais à désespérer de te faire comprendre ça.  Et, au risque de me répéter, je ne trouve pas que tu sois un bête sauvage comme tu n’arrêtes pas de le dire.  La seule qui voie le félin en toi c’est ma part louve et ça veut dire qu’il faut être anormal pour pouvoir voir que tu es anormale.  Quand au fait d’être soupe au lait ça n’a rien à voir avec la génétique mais avec le caractère de chacun, chez toi c’est juste plus visible parce que tu changes de forme quand tu t’énerves.  Avec une bonne dose de volonté tu peux arriver à garder ton calme, j’en suis persuadée.


Un serveur arrive à ce moment-là et demande ce que nous voulons.  Je commande un jus de pommes et une assiette de cookies et Féline passe sa commande aussi.  Alors qu’il repart je continue, mon sourire s’est élargi:


- Je ne peux pas t’aider à devenir humaine puisque tu l’es déjà, mais c’est avec plaisir que je t’aiderai à te le prouver!  Et est-ce qu’en retour tu voudrais bien m’aider à trouver comment ça marche exactement pour se transformer?  Parce que depuis mon accident je passe mon temps à retenir la louve et j’ai peur qu’elle ne devienne complètement enragée si ça continue. 


Nos commandes arrivent entre-temps et je bois une gorgée de mon jus de pomme en commençant à grignoter un cookie.  Je repense à l’idée qui s’est imposée comme une évidence dans ma tête.  Oui, m’entrainer à contrôler moi-même quand je me change sera mieux si je suis sûre que la personne avec qui je m’entraine peut réagir en cas de soucis, et dans ce cas qui de mieux comme partenaire qu’une fille qui a la possibilité de se changer en lionne?  Et puis comme elle est déjà à moitié animale, je ne peux pas la contaminer, non?  Enfin bon, je vais quand même éviter de vérifier cette hypothèse.  J'ai une pensée reconnaissante pour Mathieu qui m'a convaincue de venir ici.  S'il savait...  J'ai l'impression que ce n'est pas calme tous les jours par ici, et au fond ça ne me déplait pas (si on évite la case balançage de bouquins dans la figure des gens suivie par un match de boxe).
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MessagePosté le: Jeu 29 Mai - 19:52 (2014)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve Répondre en citant

- Ca me fait plaisir que tu dises enfin toi-même que tu n’es pas juste animale, je commençais à désespérer de te faire comprendre ça.  Et, au risque de me répéter, je ne trouve pas que tu sois un bête sauvage comme tu n’arrêtes pas de le dire.  La seule qui voie le félin en toi c’est ma part louve et ça veut dire qu’il faut être anormal pour pouvoir voir que tu es anormale.  Quand au fait d’être soupe au lait ça n’a rien à voir avec la génétique mais avec le caractère de chacun, chez toi c’est juste plus visible parce que tu changes de forme quand tu t’énerves.  Avec une bonne dose de volonté tu peux arriver à garder ton calme, j’en suis persuadée.
Je lui lançai un regard de pitié. On voyait bien qu'elle avait eu une période humaine pour ne pas comprendre ça. Bien sûr que j'avais un caractère fort mais il faut savoir se blinder pour vivre comme moi. Et oui, je pouvais me contrôler mais je ne voulais pas. Ma colère était une carapace qui me protégeait. Sans elle, j'étais faible et facilement attaquable. Le serveur arriva aussitôt. C'était un garçon que j'avais connu il y a longtemps, appelé Greg, et qui avait abandonné au rang de page pour aider à la cafétéria. Sylvia commanda un jus de pomme et des cookies. Je commandai un jus d'orange. Quand il repartit, Sylvia reprit, souriante : 
- Je ne peux pas t’aider à devenir humaine puisque tu l’es déjà, mais c’est avec plaisir que je t’aiderai à te le prouver!  Et est-ce qu’en retour tu voudrais bien m’aider à trouver comment ça marche exactement pour se transformer?  Parce que depuis mon accident je passe mon temps à retenir la louve et j’ai peur qu’elle ne devienne complètement enragée si ça continue. 
Je voulais bien de son aide. Elle arriverait à me calmer et à me poser. J'en étais persuadée moi aussi. Et l'aider, bien sûr que je le voulais ! Je l'aiderai de toutes mes forces. Je lui souris en retour. 
- Oui, je peux me contrôler et avec ton aide, je le ferai. 
Je lui piquai un cookie et ajoutai : 
- Et je vais t'aider. D'ailleurs, maintenant. Finis ton verre, on y va. 
J'avalai mon jus de fruit et attrapai le poignet de Sylvia. Je lançai à Greg : 
- Peux-tu me garder les cookies ? J'en aurai besoin après. 
Il parut étonner mais acquiesça. J'entraînai Sylvia dans ma chambre de l'hôtellerie. 
- On va s'entraîner ici. Je me vois mal prendre le gymnase surtout qu'on ne sait pas combien de temps ça va te prendre. Tu veux donc apprendre à te transformer sur commande c'est ça ? Toi, c'est le loup, n'est-ce pas ?
En y repensant, j'aurai pu en rire. Moi qui n'arrivait pas à contrôler ma colère, j'apprenais à Sylvia comment on pouvait contrôler notre animal. 
- Ça va te prendre du temps à bien maîtriser mais si déjà aujourd'hui, tu peux contrôler la transformation, ce sera bien. 
Je lui désignai mon lit pour qu'elle puisse s'asseoir. 
- Tu veux que je te montre comment on se transforme ? 
Je me concentrai et avant qu'elle ait répondu, j'étais à quatre pattes en chaton gris. Puis je repris ma forme humaine automatiquement. 
- Tout est là, dis-je en désignant son cerveau. C'est là où part l'action. Pour apprendre à ne pas se transformer, il faut déjà savoir comment se transformer comme on veut, ajoutai-je en voyant qu'elle allait répliquer qu'elle savait se métamorphoser. 
Je repris ma pose de professeur avec le ton qui allait avec : 
- Bien sûr que tu t'es déjà transformée, tu sais ce que ça fait. Mais peux-tu te transformer comme tu veux ? Peux-tu par exemple te métamorphoser en une louve grise avec les oreilles noires ? Tu dois d'abord visualiser l'animal comme tu veux le voir. Tu peux te mette debout et fermer les yeux, demandais-je.
Je lui laissai une minute pour qu'elle voit bien l'animal puis je continuai. 
- Maintenant, garde les yeux fermés et quand tu le sens, donne l'ordre à ton cerveau de devenir l'animal. Tu le vois toujours ? Vas-y quand tu veux. 
Le Strom devait donner l'ordre à son corps normalement de se transformer. Je ne savais pas bien lui expliquer, pour moi ça venait tout seul. Je voyais l'animal et juste après, j'étais l'animal. Peut-être que pour les loups garou c'est différent. 
- Attends, dis-je en lui prenant le poignet, les loups garou peuvent se transformer hors de la pleine lune ? C'est pas dangereux si tu te transformes maintenant ? 
Je n'allais pas mettre en danger mon amie. Une métamorphose pouvait fatiguer quelqu'un et si Sylvia était dans une période où elle ne pouvait pas se transformer, obliger son corps à la faire risquait de lui faire du mal. 
- Il faut que tu sois certaine que les loups garou se transforment hors plein lune : tu as déjà essayé ? Et ta potion, elle à des effets secondaires ? Bloque-t-elle la métamorphose volontaire ? Combien de temps ses effets durent-ils ? 
Je lui posais des questions comme une mitraillette, si bien qu'elle sembla totalement désorientée. 
- Allez, assieds-toi. Prends ton temps pour répondre précisément. Il ne faut surtout pas te mettre en danger et si c'est seulement à la pleine lune ta transformation, on attendra la prochaine.
Je lui souris soudainement et avec un clin d'œil, je me métamorphosai en chat blanc. 
Tu peux me gratter entre les deux oreilles, ça me démange affreusement. Tu peux parler, je t'entends très bien. 
Quand j'étais métamorphosée, je parlais surtout par télépathie sinon ça donnait quelque chose de bizarre entre un miaulement et une voix humaine. Au moins, par télépathie, ma voix était normale mais ça me demandait plus d'efforts. 
Je t'écoule. Ah et tu peux descendre un peu vers le cou, oui ici c'est parfait. 
Et alors je me lis à ronronner tout ce que je savais en écoutant attentivement Sylvia.
_________________
Félinelechat alias Numéro 5 et directrice de la commanderie d'île de France
(Mère d'une fille fictive : Blandine)
Marraine de Superbe78, Iron_Delle, Light Strom, Émile et Wayze
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:08 (2016)    Sujet du message: Collision entre une mi-féline et une semi-louve

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